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📚 Force au peuple : Résumé et Analyse Détaillée d’un Manifeste pour la Souveraineté et la Résistance
Introduction : La Résistance face au Coup d’État Permanent Maastrichien
L’ouvrage Force au peuple (Éditions Plon, 2024) se présente comme un manifeste de résistance et une analyse cinglante de l’état actuel de la civilisation occidentale, caractérisée, selon l’auteur, par un « populicide » orchestré par la caste au pouvoir, souvent désignée comme les « maastrichiens ». Loin d’une simple critique politique, ce texte propose une généalogie détaillée des idéologies contemporaines, montrant comment le libéralisme économique et le progressisme sociétal convergent pour « détruire le peuple ».
L’ouvrage expose une stratégie de lutte en sept points cardinaux, visant à refonder la souveraineté et conjurer l’effondrement civilisationnel.
Les Sept Piliers de la Résistance (SEO : mots-clés) :
- Résister à la Réification.
- Refuser l’Homme Déconstruit.
- Refuser la Tyrannie des Minorités.
- Conjurer la Guerre Civile.
- Lutter contre le Libéralisme.
- Sortir de l’Europe.
- Réactiver le Gaullisme.
PRÉFACE : Technique du Coup d’État Permanent 🇫🇷🗳️
Le propos s’ouvre sur une distinction entre les totalitarismes massifs et visibles du XXe siècle (Lénine, Hitler, Staline, Pol Pot) et la dictature moderne, plus subtile, qui opère sur le mode « light » d’Huxley (Meilleur des mondes), préférant « endormir, enfumer, étourdir, chloroformer que de taper, de cogner, de brutaliser ». Cette méthode est théorisée par Edward Bernays dans son livre Propaganda (1928), un ouvrage que l’auteur suppose « George Soros adore ».
La Forfaiture de Maastricht et de Lisbonne
L’auteur analyse le processus de destruction du peuple (populicide) par l’oligarchie technicienne libérale. Le premier jalon est le référendum de Maastricht de 1992, dont le résultat (51,05 % pour le « oui ») est considéré comme non « franc et massif ». La parole de François Mitterrand, le « chef de l’État », aurait été « performative » en déclarant la victoire du « oui » malgré des résultats prétendument trop serrés à l’annonce. L’auteur soulève l’hypothèse d’une forfaiture orchestrée par Mitterrand, citant son passé controversé (maréchaliste, titulaire de la Francisque), et la centralisation du décompte des voix par Paul Quilès, ministre de l’Intérieur socialiste et « maastrichien forcené », connu pour son appel à l’épuration.
Le second jalon, constituant un coup d’État avéré, est le référendum du 29 mai 2005, où 54,67 % des Français ont voté « non » au traité constitutionnel. Ce refus populaire a été ignoré lorsque Nicolas Sarkozy (avec la complicité d’Hollande, son « porteur d’eau ») a imposé le Traité de Lisbonne par le Congrès, un texte que Valéry Giscard d’Estaing lui-même décrivait comme une « copie conforme » du traité rejeté. Pour l’auteur, la démocratie indirecte a tué la démocratie directe ce jour-là, conduisant l’auteur à cesser de voter.
Le cynisme de ce processus est illustré par Jacques Attali, l’un des rédacteurs de Maastricht, qui a avoué en 2011 qu’ils avaient « soigneusement oublié d’écrire l’article qui permet de sortir » du traité pour forcer l’avancement du projet européen.
Les Mécanismes du Populicide
Le populicide est assuré par d’autres moyens que le bourrage d’urnes :
- Le Charcutage Électoral : Le découpage des circonscriptions est fait pour produire des effets de « politique politicienne ». Des inégalités extrêmes existent (e.g., la 2e du Cantal vs. la 5e de Loire-Atlantique), validées par le Conseil constitutionnel, un « grand ennemi du peuple ».
- La Représentativité Biaisée : La sociologie de l’Assemblée et du Sénat révèle une écrasante majorité de bourgeois (avocats, enseignants, notaires) et très peu de gens modestes, ne représentant pas le « pays réel ».
- La Propagande et l’Effacement de la Vérité : Les politiciens parlent sans agir (cynisme théorisé par Charles Pasqua: « Les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent »). Emmanuel Macron est l’exemple même de ce vice, désamorçant la crise des Gilets jaunes par des « tours de France logomachiques » mis en scène, et laissant les doléances populaires moisir.
- L’Instrumentalisation de l’Histoire : La « plus grossière ficelle » du système maastrichien est l’usage d’un « négationnisme » qui consiste à voir Hitler partout pour diaboliser les opposants. Les commémorations servent de propagande pour célébrer le « néopeuple » (minorités de couleur, religion, sexualité) contre le « peuple old school ».
Chapitre 1 : Résister à la Réification et l’Imposture de la « Gauche des Barbelés » 🚩🔪
Le premier axe de résistance est dirigé contre le fait de rendre les êtres humains et les concepts comme des choses (réification). L’auteur dénonce l’usage inflationniste et dénué de sens des termes comme « fasciste » ou « extrême droite », qui sont vidés de leur substance, à l’image du « steak végan » ou du « foie gras végan ».
La Morale de la « Gauche des Barbelés »
L’accusation de fascisme est un héritage stalinien, utilisé contre quiconque s’oppose au totalitarisme. L’auteur met en lumière l’hypocrisie historique de cette « gauche des barbelés » (PCF, Mitterrand) :
- Le PCF a collaboré avec le nazisme pendant deux ans grâce au pacte germano-soviétique, tout en traitant de Gaulle de fasciste.
- Mitterrand, avec son passé de sympathisant de la Cagoule, maréchaliste et titulaire de la Francisque, utilisait le même qualificatif contre le Général.
Aujourd’hui, les « islamo-gauchistes » sont accusés de voir des fascistes partout tout en soutenant l’antisémitisme sous couvert d’antisionisme, en « instrumentalisant toute mort accidentelle des délinquants » et en célébrant des régimes autoritaires. Ces nouveaux fascistes appliquent la « jurisprudence trotskiste » selon laquelle la morale bourgeoise n’est pas légitime pour juger les actes commis au nom de la morale révolutionnaire.
Le Refus de la Violence Jacobine
L’auteur se réfère à une « altergauche » antitotalitaire et antilibérale (Camus, Orwell, Koestler), qui rejette la violence et le mensonge. Historiquement, cette ligne s’oppose aux Jacobins (Robespierre, Saint-Just) qui ont préféré l’échafaud et la Terreur, même pour les « tièdes ».
Le jacobinisme est la matrice de la violence révolutionnaire, ayant causé au moins 250 000 morts (dont le génocide vendéen). Les Jacobins ont réprimé les Girondins, qui demandaient l’expression du peuple sur la mort du roi, et les Enragés, qui réclamaient du pain pour les plus pauvres.
Le logiciel Jacobin, hérité par le marxisme, repose sur la dialectique hégélienne, où la violence (« négativité ») est nécessaire pour « accoucher l’Histoire ». Le Goulag était ainsi le moment de négativité préparant l’avènement du socialisme.
L’alternative est incarnée par Proudhon, qui récuse toute violence révolutionnaire et préfère l’action économique concrète, pacifique : mutuelles, coopératives, fédérations, et « démopédie » (éducation populaire). Proudhon et les socialistes français (saignés lors de la Commune de 1871) ont été évincés par les méthodes « un peu terroristes » de Marx et Engels.
Chapitre 2 : Refuser l’Homme Déconstruit et l’Apocalypse Végane 🧠🥩
Ce chapitre explore la généalogie de l’Homme nouveau, un concept qui, de Saint Paul à Macron, implique toujours de déconstruire l’homme ancien.
La Régénération par l’Eugénisme et le Puritanisme 🍎
Le rêve de l’Homme nouveau est porté par les penseurs des Lumières (Maupertuis, Condorcet, Diderot) qui envisageaient la « régénération », voire des « haras humains ». Les Jacobins ont été le bras armé de cette idéologie, imposant un régime spartiate de frugalité et d’hygiène.
L’auteur révèle un paradoxe historique majeur : l’hygiénisme extrême cherchant à produire un corps idéal (maigre, musclé, performant) était également au cœur du régime national-socialiste. Les nazis luttaient contre le cancer, prônaient une nourriture saine (céréales, fruits, légumes, pain complet) et une forte réduction du sel et des protéines.
Adolf Hitler, végétarien par conviction et par principe, considérait le végétarisme comme lié à la pureté de la race. Plus frappant encore, la législation nazie était extrêmement protectrice envers les animaux (interdiction du gavage, encadrement strict de la vivisection), conduisant à l’affirmation que, dans l’Allemagne nazie, « il valait mieux être une oie qu’un Juif ». L’auteur soutient que cet écologisme nazi est intrinsèquement un antihumanisme.
Le Personnisme et l’Inhumanisme 🔬
L’antispécisme contemporain et le véganisme, bien qu’ils prétendent s’opposer au vieux monde judéo-chrétien, sont en réalité une nouvelle forme de puritanisme et de religion de la pureté. Ils sont accusés de travailler pour le « capital planétaire » et de mener à la destruction de la paysannerie.
Le « grand philosophe de cet antihumanisme » est Peter Singer, dont la doctrine est le « personnisme ». L’auteur expose les thèses radicales de Singer :
- L’avortement est justifiable jusqu’à quatre mois et demi, et l’infanticide jusqu’à un mois après la naissance, car le nouveau-né n’a pas encore les critères d’humanité (raison, conscience).
- L’expérimentation médicale sur des enfants handicapés est justifiable en lieu et place d’animaux en bonne santé.
- Les relations sexuelles avec les animaux (zoophilie) sont légitimes, pourvu qu’elles n’entraînent pas de souffrance pour le partenaire non humain.
Cette logique antispéciste cohérente se heurte au paradoxe de la sentience des plantes (l’exemple des acacias et des impalas), ce qui remet en cause l’argument utilitariste des végans.
Le nouveau marché vise à produire de la « viande végane » (steak, saucisse sans animaux), et même de la viande cellulaire clonée en laboratoire (viande tumorale), un processus extrêmement polluant mais validé par les écologistes.
Chapitre 3 : Refuser la Tyrannie des Minorités ⚔️🛡️
L’époque actuelle est marquée par le « progrès de la régression » et le retour des tribus, caractérisé par la tyrannie des minorités.
La Logique Tribale et le Nouvel État de Nature
La tyrannie des minorités est l’exact inverse de la démocratie, s’apparentant à une aristocratie où la force et la violence font la loi. L’auteur soutient, en référence à Hobbes, que l’état de nature est une jungle (« L’homme est un loup pour l’homme »).
Le contrat social (une idée épicurienne reprise par Hobbes) est censé permettre le passage de la violence tribale au pouvoir de la loi garanti par la majorité. Aujourd’hui, on assiste au retour de la tribu. Les « territoires perdus de la République » sont des « poches tribales » où des minorités (comme à Perseigne, dans l’Orne) imposent leur loi par la violence pour défendre leur territoire de trafic, agissant comme des « loups qui chassent en meute ».
Le Compagnonnage des Tribus d’en Bas et d’en Haut
L’analyse met en parallèle les « tribus périphériques » (dealers, rap aggressif) et les « tribus mondialisées » (patrons du CAC 40, milliardaires). Tous deux partagent la même « religion de l’argent » et le même cynisme libéral (la « concurrence libre et non faussée »). La tyrannie des minorités « wokistes, de la cancel culture, du décolonialisme » est validée par le marché libéral, car ces mouvements sont les « idiots utiles » des libéraux planétaires, qui exploitent la haine de la civilisation (francophobie).
Le Modus Operandi de la Tyrannie
La tyrannie des minorités, héritée du logiciel jacobin, fonctionne par :
- L’obstruction et la violence pour étouffer l’opposition (cris, vociférations).
- L’encouragement des destructions et du saccage.
- La désignation de boucs émissaires (catholiques, nobles, riches).
- La destruction du lien social pour atomiser la société en subjectivités isolées.
- Le mépris des élections et l’instrumentalisation du peuple par des professionnels de la politique (intellectuels ratés, avocats de province).
Ce processus est une imposition minoritaire sur la majorité silencieuse. La « nouvelle peuple » est un patchwork de minorités (couleur, sexe, religion) qui, à force de militantisme sectaire, ont pris le pas sur les majorités. L’absence de référendums et l’emprise des associations (ONG) et des partis politiques sur la souveraineté sont les manifestations modernes de cette dictature.
Chapitre 5 : Lutter contre le Libéralisme et la Main Invisible 💸
L’auteur critique le libéralisme en tant qu’idéologie, estimant qu’il repose sur des fictions, tout comme le marxisme.
Anatomie d’une Fable : La Main Invisible
La doctrine libérale s’appuie sur la « main invisible » d’Adam Smith, qui promet que la recherche de l’intérêt personnel contribue au bien public et à l’intérêt général.
L’auteur y voit la traduction métaphorique du Dieu des déistes (créant le monde mais le laissant fonctionner selon ses lois). Le libéralisme, aidé par la propagande de Bernays, conduit à la généralisation de la marchandisation du monde.
La Marchandisation du Vivant 👶💰
La marchandisation s’étend désormais au-delà des biens de première nécessité pour englober le corps humain et la vie elle-même.
- Vente d’organes.
- Location d’utérus et vente d’enfants sur catalogue (la GPA, nommée « traite de bébés »).
Cette pratique est validée par le libéralisme (la main invisible), car elle génère du travail pour les médecins, juristes et assureurs, assurant ainsi le « bonheur terrestre de quelques-uns ».
Le libéralisme est accusé de transformer les femmes porteuses en « viande vétérinaire ». Le président Macron est cité pour son expression « les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien », où les « réussissants » sont les couples acheteurs (dépensant jusqu’à 240 000 € pour l’enfant) et les « rien » sont les mères porteuses.
Le Pari du Prince Anarchiste : L’Entraide de Kropotkine 🤝
Face au nihilisme et au libéralisme, l’auteur propose une résistance inspirée de Proudhon (pacifisme, coopération, mutuelles), et surtout du principe de Kropotkine : l’Entraide.
Kropotkine, scientifique et anarchiste, a développé un « darwinisme de gauche » contredisant le darwinisme social (Spencer), en affirmant que l’entraide est un facteur d’évolution plus important que la lutte pour la vie. La coopération augmente les chances de survie. Il prend pour modèle les communautés villageoises et les « longues maisons » des peuplades primitives, où la vie était organisée selon l’entraide et le communalisme pour assurer la survie du groupe. Ce pari libertaire est l’antidote au marché libéral.
Chapitre 6 & 7 : Sortir de l’Europe et Réactiver le Gaullisme 🇪🇺🇫🇷
L’Europe maastrichienne est présentée comme un nouvel impérialisme et une « nouvelle occupation ».
Le Totem Européiste : Nouvelle Occupation
L’Europe fédérale est construite sur le sacrifice des millions de morts des deux guerres mondiales. L’auteur rappelle les origines sombres de l’UE : l’acronyme AMGOT (Allied Military Government of Occupied Territories) annonçait une vassalisation américaine de l’Europe. De plus, Walter Hallstein, premier président de la Commission européenne, était un ancien officier instructeur du nazisme.
L’Europe actuelle est un État supranational, un « nationalisme » qui cherche à étendre son territoire (vers l’Ukraine, par exemple) et qui pille les nations qu’elle colonise (les migrants étant instrumentalisés pour le patronat). Refuser cette Europe est le nouvel acte de résistance ; s’y soumettre, la nouvelle collaboration.
L’Homme Nouveau Européen Déconstruit 🧬
L’idéologie européiste, de droite et de gauche, s’inscrit dans la lignée nihiliste de la déconstruction, héritée de la « French Theory » post-soixante-huitarde.
L’éloge de l’« homme déconstruit » par Sandrine Rousseau et la volonté de « régénération » d’Emmanuel Macron reprennent le vocabulaire des Jacobins (Abbé Grégoire voulait « régénérer » les Juifs et anéantir les patois, considérés comme dégénérés).
L’auteur trace une filiation entre les philosophes post-68 et la destruction des fondements moraux et sociaux :
- Destruction de l’Homme : Foucault (mort de l’homme, fascination pour le crime/l’hermaphrodisme).
- Destruction de l’Enfance : Tony Duvert (célébration de la pédophilie et du sexe avec des enfants), un auteur primé à l’époque.
- Destruction des Valeurs : La francophobie militante (Hocquenghem), le désir de voir la France « dépecée, morcelée », et l’éloge de la zoophilie (Singer, Preciado).
L’Homme nouveau européen est donc décrit comme « métissé, déraciné, nomade, irrationnel, infantile et philopède, écoresponsable et antispéciste, zoophile par conséquent, prédateur, androgyne et asexué, créolisé – et dépressif ».
Réactiver le Gaullisme : L’Idéal de la Participation
Face au nihilisme (représenté par les événements de Mai 68, analysés par de Gaulle comme une révolte « contre la société mécanique » dominée par la consommation et la machine), le Général a proposé la Participation.
La Participation est une troisième voie contre le communisme (dictature) et le capitalisme (tyrannie du marché). Elle vise à associer les producteurs à l’aventure collective pour que le travail ne soit plus une aliénation. Bien que ce fût une réponse organisationnelle, l’auteur y voit une tentative de répondre au malaise moral et à la « fin d’une civilisation ». Le général de Gaulle savait que la civilisation était atteinte d’une maladie mortelle, constatant l’insignifiance des choses à la fin de sa vie.
La lutte aujourd’hui n’est pas contre un « sauveur suprême, » mais doit venir du peuple lui-même, en appliquant le principe de La Boétie : « Soyez résolus de ne plus servir, et vous voilà libres ».
En Bref : L’ouvrage Force au peuple établit une connexion idéologique directe entre l’universalisme chrétien de Saint Paul, l’eugénisme jacobin et les formes modernes de « guerre juste » (guerre civile à bas bruit, islamo-gauchisme, libéralisme marchand). L’ennemi n’est plus l’État visiblement dictatorial, mais l’oligarchie maastrichienne qui manipule le peuple en l’endormant avec la propagande et la « tyrannie des minorités », tout en détruisant les fondements historiques de la nation. La solution réside dans un sursaut de souveraineté et d’entraide, inspiré par les traditions françaises non-violentes et le Gaullisme, face à la marée montante de l’inhumanisme transhumaniste et libéral.