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La société qui vient🌍 « La Société qui vient » de Didier Fassin : résumé et analyse des crises de notre temps

Posted on avril 12, 2026avril 11, 2026 By jeansaistrop76@gmail.com Aucun commentaire sur La société qui vient🌍 « La Société qui vient » de Didier Fassin : résumé et analyse des crises de notre temps

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Sommaire

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  • 🌍 Résumé et Analyse Complète : « La Société qui vient » (dir. Didier Fassin) – Décrypter les crises de notre temps
    • 🛑 PARTIE 1 : De la « crise » à la notion de « moment critique »
    • 🌪️ PARTIE 2 : Les grands bouleversements planétaires et économiques
      • 🌍 L’Anthropocène et le défi écologique : Sortir de l’aveuglement
      • 📉 Mondialisation, Financiarisation et Plateformes numériques
      • 🦠 L’ère des Pandémies
    • 🏛️ PARTIE 3 : L’État et ses institutions en crise (Hôpital, Justice, Police, École)
      • 🏥 L’Hôpital public : Contradiction et Saturation
      • 👮 Police et Justice : Vers une dérive autoritaire ?
      • 🎓 L’École et l’Université : Les fabriques de l’inégalité
    • 📉 PARTIE 4 : Inégalités, Précarité et Fractures Territoriales
      • 💰 L’explosion des inégalités de richesse
      • 🛠️ Le Travail morcelé et le Précariat
      • 🗺️ Banlieues et Campagnes : Le sentiment d’abandon
    • ✊ PARTIE 5 : Démocratie à vif, Populismes et Nouvelles Mobilisations
      • 🗳️ Démobilisation, Représentation et Démocratie
      • 📢 Populisme ou Brutalisme ?
      • 🔥 Les nouvelles grammaires de la mobilisation
    • 🤝 PARTIE 6 : Minorités, Femmes et Quête de Reconnaissance
      • ⚖️ Les Discriminations : Du déni au caractère systémique
      • ♀️ Le combat inachevé de l’Égalité Femmes-Hommes
      • 🚶 Le drame des Exilés : L’indifférence européenne
    • ✨ Conclusion : Quel horizon pour la société qui vient ?

🌍 Résumé et Analyse Complète : « La Société qui vient » (dir. Didier Fassin) – Décrypter les crises de notre temps

Notre monde traverse-t-il une simple zone de turbulences ou un basculement civilisationnel irréversible ? Des gilets jaunes à la pandémie mondiale de Covid-19, de l’urgence climatique aux violences policières, en passant par l’explosion des inégalités et la montée des populismes, l’actualité semble n’être qu’une succession ininterrompue de chocs.

C’est pour donner du sens à ce chaos apparent que le sociologue et anthropologue Didier Fassin a dirigé l’ouvrage monumental « La Société qui vient » (Éditions du Seuil, 2022). Réunissant des dizaines de chercheurs de premier plan (sociologues, économistes, historiens, politistes, démographes), ce livre ne se contente pas de dresser un état des lieux : il propose un véritable manuel de survie intellectuelle pour analyser notre présent et anticiper les bouleversements de demain.

Découvrez dans cet article long format, optimisé pour votre réflexion comme pour les moteurs de recherche, un résumé approfondi et une analyse critique des thématiques majeures de cet ouvrage incontournable.


🛑 PARTIE 1 : De la « crise » à la notion de « moment critique »

La notion de « crise » est omniprésente dans les médias : crise sanitaire, crise économique, crise des migrants, crise démocratique. Pourtant, comme le rappelle Didier Fassin en introduction, ce mot agit souvent comme un écran de fumée.

« La crise est un point aveugle qui permet la production de connaissances : elle n’est pas une condition à observer, mais une observation qui produit du sens. »

L’accumulation de ces situations relève en réalité de ce que l’auteur nomme un « moment critique ». La distinction est fondamentale :

  • La crise correspond à une situation figée qui tend à provoquer la sidération. Elle isole les événements (la crise sanitaire fait oublier la crise environnementale).
  • Le moment critique, en renouant avec l’étymologie grecque, désigne une temporalité d’urgence où un diagnostic doit être posé, un jugement formulé et une action entreprise face à un danger imminent.

La société française, comme beaucoup de démocraties occidentales, se trouve dans une situation où le « champ d’expérience » des citoyens est totalement déconnecté de leur « horizon d’attente ». La défiance envers le politique, la désaffection des urnes et la colère sociale traduisent ce désenchantement profond face à un modèle néolibéral qui creuse les inégalités.


🌪️ PARTIE 2 : Les grands bouleversements planétaires et économiques

Comment habiter la planète de façon moins destructive et plus juste ? C’est le défi central de la société qui vient, à l’heure de l’Anthropocène et d’un capitalisme globalisé.

🌍 L’Anthropocène et le défi écologique : Sortir de l’aveuglement

Christophe Bonneuil nous alerte : nous ne vivons pas une simple « crise écologique », mais un basculement géologique. Les activités humaines charrient aujourd’hui plus de terre et de roches que les eaux et les vents, et 90 % de la photosynthèse continentale se fait dans des espaces gérés par les humains. Face à cela, le philosophe Dominique Bourg rappelle que nous ne sommes plus face à des « risques » (sur lesquels on pourrait parier ou s’assurer) mais face à des « dommages transcendantaux » qui menacent l’habitabilité même de la Terre.

Bonneuil critique le « grand récit de l’Anthropocène » qui rendrait responsable une « espèce humaine » indifférenciée. Il invite à pluraliser les récits :

  • Le Capitalocène : C’est le système capitaliste, fondé sur l’« échange écologiquement inégal » et l’appropriation du travail gratuit de la nature, qui a déréglé le climat depuis des siècles.
  • L’Écoféminisme : Qui lie historiquement la disqualification violente des femmes et la destruction de la nature, appelant à une politique du care (soin).

📉 Mondialisation, Financiarisation et Plateformes numériques

L’économie s’est profondément métamorphosée. El Mouhoub Mouhoud décortique le passage de l’hypermondialisation (1990-2010) à une postmondialisation. Si le commerce mondial ralentit et que certaines relocalisations industrielles (souvent robotisées) s’opèrent, nous assistons à une accélération fulgurante des délocalisations de services numériques.

Parallèlement, Robert Boyer souligne le poids écrasant de la financiarisation. La finance n’est plus au service de l’économie réelle ; elle la pilote. Cette financiarisation impose la « tyrannie de l’immédiateté » et de la « valeur actionnariale », forçant les entreprises et les États à s’ajuster au rythme frénétique des cotations boursières.

Dans le même temps, Antonio A. Casilli décrit l’avènement du Capitalisme de plateforme (Google, Uber, Amazon, etc.). Loin du mythe de l’automatisation intégrale, ces plateformes s’appuient sur l’« hétéromation » et le digital labor (travail du clic) : des millions d’usagers et de travailleurs précaires produisent quotidiennement les données (clics, likes, micro-tâches) indispensables à l’entraînement des intelligences artificielles.

🦠 L’ère des Pandémies

Frédéric Keck replace la pandémie de Covid-19 dans la longue histoire des interactions entre les espèces. La multiplication des zoonoses (maladies transmises de l’animal à l’homme) n’est pas une simple vengeance de la nature, mais la conséquence directe de la déforestation, de l’urbanisation et de l’élevage industriel. Surtout, la pandémie agit comme un révélateur brutal des inégalités sociales : la surmortalité a frappé de plein fouet les quartiers denses et les travailleurs précaires.


🏛️ PARTIE 3 : L’État et ses institutions en crise (Hôpital, Justice, Police, École)

Le « moment critique » se traduit par un ébranlement profond des institutions républicaines censées garantir l’égalité, la sécurité et le soin.

🏥 L’Hôpital public : Contradiction et Saturation

Pierre-André Juven et Fanny Vincent posent un diagnostic sévère sur l’institution hospitalière. Pris en étau entre des missions croissantes et des restrictions budgétaires constantes (via l’Ondam – Objectif national des dépenses d’assurance maladie), l’hôpital subit l’idéologie du New Public Management.

« La crise de la covid a placé l’hôpital public […] au cœur d’une attention médiatique d’une rare intensité. »

Cette gestion néolibérale a poussé les hôpitaux vers l’endettement toxique et a imposé une tarification à l’activité (T2A) qui contraint les soignants à une rentabilité épuisante. L’hôpital est ainsi devenu le théâtre d’un travail « sous pression » permanent, dégradant les conditions de prise en charge et invisibilisant les dominations de race, de classe et de genre (les métiers du care y étant massivement occupés par des femmes souvent précarisées).

👮 Police et Justice : Vers une dérive autoritaire ?

Le rôle des forces de l’ordre est interrogé avec acuité par Jérémie Gauthier. Face aux mouvements sociaux (Gilets jaunes) ou dans les quartiers populaires, les stratégies de maintien de l’ordre se sont radicalisées et « militarisées ». La persistance des contrôles au faciès et des violences policières, souvent niée au plus haut niveau de l’État, pose la question douloureuse du racisme institutionnel.

Dans le champ pénal, Mireille Delmas-Marty alerte sur le développement d’une justice prédictive et guerrière. Obsédée par la sécurité et le principe de précaution, la justice tend à délaisser la punition des actes prouvés au profit de mesures de sûreté basées sur une « dangerosité » potentielle, bafouant la présomption d’innocence. Corinne Rostaing complète ce tableau en rappelant que la prison reste une institution dégradante, dont la surpopulation chronique ruine toute tentative de réinsertion et se substitue à l’État social pour gérer la misère.

🎓 L’École et l’Université : Les fabriques de l’inégalité

L’école française, souvent fantasmée comme l’outil méritocratique par excellence, est analysée par Agnès van Zanten comme un système hybride mêlant compétition malthusienne (tournoi) et parrainage compensatoire. Loin d’atténuer les inégalités, elle les valide : l’angoisse scolaire pousse les parents favorisés à des stratégies de placement impitoyables, tandis que les politiques de type ZEP ou « cordées de la réussite » ne corrigent le système qu’à la marge pour une poignée de « bons » élèves.

De son côté, Christine Musselin montre comment l’Université se transforme sous la pression de la compétition mondiale (classement de Shanghai). Le principe républicain d’« équivalence » entre les facultés a cédé la place à une quête d’« excellence » (Idex, appels à projets), créant un système à deux vitesses hautement inégalitaire, tout en imposant aux chercheurs une vision de plus en plus utilitariste du savoir.


📉 PARTIE 4 : Inégalités, Précarité et Fractures Territoriales

Si la croissance globale a sorti des millions d’individus de la pauvreté absolue dans le monde, l’évolution de la distribution des richesses dans les pays occidentaux esquisse une réalité bien plus sombre.

💰 L’explosion des inégalités de richesse

L’économiste Lucas Chancel, s’appuyant sur les bases de données mondiales, démontre que la thèse du ruissellement est une illusion. Depuis 1980, le monde a connu une recrudescence vertigineuse des inégalités. En France, alors que les Trente Glorieuses avaient vu les revenus des classes populaires croître plus vite que ceux des plus riches, la tendance s’est totalement inversée depuis 1983. Le « top 1 % » et a fortiori le « top 0,1 % » ont capté une part colossale de la croissance, profitant de la baisse de la fiscalité sur le capital et de politiques étatiques complaisantes.

« Les inégalités ne résultent pas d’évolutions mécaniques […] les choix politiques jouent un rôle déterminant pour réduire ou laisser filer les niveaux de concentration des richesses. »

Bernard Lahire souligne que ces inégalités se cristallisent dès l’enfance. L’appropriation des ressources matérielles, culturelles, langagières et éducatives par les classes dominantes assure la reproduction sociale, détruisant l’idée d’une véritable égalité des chances.

🛠️ Le Travail morcelé et le Précariat

Michel Lallement et Nicolas Duvoux décrivent un monde du travail métamorphosé. L’emploi stable (le CDI) s’effrite au profit d’un régime d’existence marqué par l’aléa et la discontinuité : le précariat. Les contrats très courts (souvent d’une seule journée) se multiplient, frappant particulièrement les femmes, les jeunes et les minorités ethnoraciales. La politique néolibérale, en conditionnant les aides sociales au retour à l’emploi à tout prix (workfare), discipline les pauvres et naturalise cette précarité.

🗺️ Banlieues et Campagnes : Le sentiment d’abandon

L’espace géographique est un miroir des luttes de classes.

  • Les Banlieues (Fabien Truong) agissent simultanément comme des « sas » pour ceux qui parviennent à s’élever socialement, et comme des « nasses » (pièges) pour les plus précaires qui y restent bloqués. Stigmatisées politiquement, elles sont pourtant au centre de la création culturelle française contemporaine (rap, cinéma, sport).
  • Les Campagnes (Julian Mischi), loin du cliché bucolique, sont des espaces profondément ouvriers et populaires, touchés de plein fouet par la désindustrialisation et le retrait des services publics. L’isolement des « gars du coin » et la difficulté à maintenir des liens de sociabilité ont été l’un des terreaux du mouvement des Gilets jaunes.

Laurent Davezies ajoute un point fondamental sur les territoires : grâce à la redistribution publique massive de l’État-providence (retraites, aides sociales, fonction publique), les revenus des territoires dits « périphériques » sont maintenus à flot, même si la création de richesse (le PIB) se concentre de plus en plus dans quelques grandes métropoles.


✊ PARTIE 5 : Démocratie à vif, Populismes et Nouvelles Mobilisations

La crise du système politique traditionnel appelle à repenser les fondements de notre engagement collectif.

🗳️ Démobilisation, Représentation et Démocratie

Le constat est amer : nos systèmes électoraux peinent à mobiliser. Céline Braconnier décrit une démobilisation massive (abstention record), particulièrement marquée chez les jeunes et dans les milieux populaires, témoignant d’une quête de sens déçue par des partis traditionnels interchangeables.

Face à cela, Yves Sintomer diagnostique une crise de la représentation. Les élus ne ressemblent plus sociologiquement à la population qu’ils dirigent. Le modèle occidental (fondé sur l’élection d’élites) vacille face à d’autres modèles (les quotas en Inde, la représentation populaire en Amérique latine). Marie-Hélène Bacqué montre que si la démocratie participative (comme la Convention citoyenne pour le climat) suscite d’immenses espoirs pour revitaliser le lien civique, elle se heurte souvent au mépris de l’exécutif qui filtre ou ignore les propositions citoyennes, engendrant colère et frustration.

📢 Populisme ou Brutalisme ?

Les catégories pour penser la radicalisation du jeu politique font débat. Annie Collovald fustige l’usage contemporain du terme « populisme ». Devenu un fourre-tout insultant, ce mot sert les élites pour disqualifier systématiquement les classes populaires, les dépeignant comme irrationnelles, naïves ou xénophobes, tout en masquant les responsabilités économiques des gouvernants.

Jean-Claude Monod, observant les figures comme Donald Trump ou Jair Bolsonaro, préfère parler d’une vague de « brutalisme » et de néolibéralisme autoritaire. Le capitalisme n’a plus besoin d’un vernis démocratique pour imposer ses réformes : la brutalité des marchés s’accompagne désormais de cynisme et de répression policière violente.

🔥 Les nouvelles grammaires de la mobilisation

Malgré la répression, Lilian Mathieu observe que « la France conteste » toujours autant. Le mouvement des Gilets jaunes a rebattu les cartes en mêlant des populations inexpérimentées en politique à des tactiques d’occupation de l’espace (les ronds-points). Cette lutte a démontré la fusion du social (fin du mois) et de l’écologie (fin du monde), brisant le vieux mythe opposant les « anciens » mouvements ouvriers aux « nouveaux » mouvements sociétaux.


🤝 PARTIE 6 : Minorités, Femmes et Quête de Reconnaissance

La société qui vient se façonne aussi dans les luttes pour la reconnaissance d’identités historiquement bafouées.

⚖️ Les Discriminations : Du déni au caractère systémique

Christelle Hamel met en lumière le combat pour faire reconnaître le caractère systémique des discriminations racistes et sexistes. Face à un droit du travail souvent impuissant, les mouvements sociaux (comme le Comité pour Adama Traoré) ont dû se battre pour dénoncer le « racisme d’État » et les contrôles au faciès. L’absence de collecte de statistiques ethniques en France, souvent justifiée par l’universalisme républicain, agit en réalité comme un outil d’invisibilisation des injustices que subissent les minorités.

♀️ Le combat inachevé de l’Égalité Femmes-Hommes

Jacqueline Laufer dresse l’histoire inachevée des luttes féministes. Si le droit formel garantit l’égalité depuis des décennies (lois sur la parité, accès à l’IVG), les faits sont tenaces. Sur le marché du travail, l’égalité professionnelle bute sur le temps partiel imposé, le plafond de verre et la non-reconnaissance criante de la valeur des métiers du care (aide à domicile, infirmières), largement occupés par des femmes et des migrantes. Par ailleurs, le mouvement #MeToo a souligné tragiquement que la domination masculine et les violences sexuelles s’adossent encore à une forme de « sexisme d’État ».

🚶 Le drame des Exilés : L’indifférence européenne

Anne-Claire Defossez et Didier Fassin portent notre regard sur les figures les plus précaires de la mondialisation : les exilés. Qu’ils fuient la guerre ou la misère, ils sont confrontés au processus de « frontiérisation » et de militarisation de l’Europe (Frontex). Condamnés à un « nomadisme sans fin », traités avec inhumanité dans des camps indignes ou harcelés par la police à Calais ou en Méditerranée, les exilés révèlent la faillite morale et éthique des démocraties libérales, criminalisant jusqu’à la solidarité citoyenne.


✨ Conclusion : Quel horizon pour la société qui vient ?

Refermer l’ouvrage codirigé par Didier Fassin, c’est prendre conscience que nous sommes à la croisée des chemins.

Le diagnostic porté sur la « société qui vient » est rude : aggravation stupéfiante des inégalités économiques, emballement du dérèglement climatique, épuisement d’un modèle démocratique verrouillé par des élites qui recourent de plus en plus à la coercition, et maintien tenace de discriminations intersectionnelles (genre, race, classe).

Toutefois, cette photographie clinique n’est pas un avis de décès. Comme le montrent les auteurs à travers l’étude des mobilisations de la jeunesse pour le climat, du militantisme féministe (#MeToo), des nouvelles formes d’action collective urbaine et rurale (ZAD, ronds-points) ou encore des réveils juridiques (la justice climatique), les contre-pouvoirs s’organisent.

« Si le moment critique que traverse notre société suscite l’inquiétude, il appelle aussi une ouverture des possibles. »

L’« utopie » d’aujourd’hui ne consiste pas à espérer un illusoire retour à la normale, mais à se réapproprier les notions de bien commun, de justice sociale et de souveraineté démocratique, pour forger une société capable de préserver le vivant et d’assurer l’égalité réelle. La balle n’est plus seulement dans le camp des gouvernants, mais dans l’insurrection civique et intellectuelle des citoyens.

Economie, Politique Tags:crises sociales France, Didier Fassin, inégalités sociales, non-fiction, résumé de livre, résumé La Société qui vient, sciences sociales, sociologie contemporaine

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