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🌍 Qui contrôle qui ? Résumé et Analyse du choc géopolitique selon Thomas Gomart (Édition 2026)
Le monde est-il en train de basculer définitivement dans la brutalité ? Alors que l’Europe se pensait protégée par le droit et le libre-échange, le retour fracassant de la politique de puissance redessine la carte du globe. Dans son essai d’anticipation géopolitique magistral, Qui contrôle qui ? Les nouveaux rapports de force mondiaux (Éditions Tallandier, 2026), Thomas Gomart décrypte cette bascule.
À travers un exercice de prospective ancré dans les réalités de la décennie 2020 et se projetant jusqu’en 2026, l’auteur structure sa réflexion autour de six face-à-face déterminants. Ces duels n’opposent pas seulement des hommes, mais des visions du monde, articulées autour de trois concepts forgés jadis par Benjamin Constant : la guerre, le commerce et le désir.
Découvrez dans cette analyse complète comment le libéralisme occidental affronte aujourd’hui un léninisme réinventé, et pourquoi l’Europe doit urgemment se réveiller face à ce schisme mondial.
🧭 Introduction : La grille de lecture (Lénine vs Benjamin Constant)
Pour comprendre le chaos actuel, Thomas Gomart convoque deux figures tutélaires que tout oppose : Benjamin Constant et Vladimir Ilitch Lénine.
Au XIXe siècle, le libéral Benjamin Constant prophétisait la fin de l’ère militaire au profit de celle du commerce, estimant que « la guerre et le commerce ne sont que deux moyens d’arriver au même but, celui de posséder ce que l’on désire ». À l’inverse, Lénine a forgé une idéologie de la lutte des classes et de l’impérialisme où l’objectif n’est pas de convaincre, mais de détruire l’adversaire.
Aujourd’hui, si la chute de l’URSS a laissé croire à la victoire définitive du commerce (la mondialisation), l’affrontement géopolitique ne s’est jamais arrêté. La Chine a su mêler capitalisme globalisé et discipline léniniste, tandis que la Russie a fait le choix de la guerre impériale. Face à eux, des États-Unis de plus en plus transactionnels et illibéraux sous l’impulsion de Donald Trump transforment l’ordre mondial.
« La politique internationale conjugue la violence des passions, l’enchevêtrement des intérêts et le caractère des protagonistes. »
Analysons ces nouveaux rapports de force à travers les six duels qui façonnent notre époque.
⚔️ PARTIE 1 : LA GUERRE (L’ère des affrontements existentiels)
La guerre fait son grand retour comme instrument de modification des frontières et d’anéantissement de l’adversaire. Elle se décline en Europe de l’Est et au Moyen-Orient.
🇷🇺 Vladimir Poutine vs Volodymyr Zelensky 🇺🇦 : Le choc des empires
Le face-à-face entre le maître du Kremlin et le président ukrainien est fondamentalement asymétrique. D’un côté, Vladimir Poutine (né en 1952, ancien officier du KGB), qui a construit une immense fortune et un pouvoir absolu basé sur les « structures de force ». De l’autre, Volodymyr Zelensky (né en 1978), ancien acteur comique hissant son pays vers la résistance nationale.
Le révisionnisme historique comme arme de destruction
Poutine s’autoproclame « historien en chef » de la Russie. Il fusionne l’héritage impérial tsariste et le totalitarisme stalinien (qui est d’ailleurs réhabilité dans les manuels scolaires russes). Son objectif n’est pas seulement territorial ; il est identitaire. En dénonçant la prétendue « nazification » de l’Ukraine, il cherche à effacer la nation ukrainienne pour imposer un nouvel ordre eurasiatique et rompre le lien transatlantique.
Une guerre d’usure et d’innovation
Le conflit se transforme en une guerre d’usure (tranchées) couplée à une hyper-technologie (drones, IA, satellites Starlink).
- La stratégie russe : Elle repose sur le « keynésianisme militaire » (près de 8% du PIB alloué à la défense en 2025) et une acceptation effrayante des pertes humaines, favorisée par un recrutement dans les régions pauvres.
- La stratégie ukrainienne : Elle tient par la mobilisation civile, la plasticité de ses forces et l’espoir d’intégrer l’Union européenne et l’OTAN.
Qui gagne à la fin ? Pour Thomas Gomart, le grand vainqueur indirect de ce bourbier est la Chine de Xi Jinping. Pékin s’affiche comme un partenaire stable et indispensable face à une Russie isolée et une Amérique versatile.
🇮🇷 Ali Khamenei vs Benyamin Netanyahou 🇮🇱 : Le Moyen-Orient au bord du gouffre
À des milliers de kilomètres au sud, un autre conflit oppose deux septuagénaires/octogénaires persuadés d’être irremplaçables : le Guide suprême iranien Ali Khamenei et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou.
Le 7-Octobre et la fin des illusions
L’attaque terroriste du Hamas le 7 octobre 2023 a bouleversé la donne, brisant le mythe d’invincibilité d’Israël. Elle a relancé un engrenage fatal :
- L’Axe de la résistance : Soutenu par Téhéran, cet axe (Hamas, Hezbollah, Houthis, milices irakiennes) exerce une pression constante sur Israël.
- La réponse israélienne : Elle est d’une férocité inouïe. Netanyahou cible non seulement Gaza, mais frappe sur six fronts différents (Liban, Syrie, Yémen, etc.) pour décapiter les directions de l’« axe de la résistance » (assassinats de Moussavi, Haniyeh, Nasrallah).
L’escalade de 2024-2025
L’ouvrage décrit une chronologie d’anticipation glaçante : après les premiers bombardements directs entre l’Iran et Israël en avril 2024, Netanyahou déclenche en juin 2025 l’opération Rising Lion pour détruire les programmes nucléaires iraniens, entraînant l’implication de l’administration Trump.
« Ali Khamenei et Benyamin Netanyahou sont, l’un et l’autre, à la fin d’un cycle dont l’issue dépend précisément de leur confrontation. »
Le drame palestinien est instrumentalisé par toutes les grandes puissances : la Russie s’en sert pour dénoncer le « double standard » de l’Occident (qui condamne Moscou mais soutient Tel-Aviv), tandis que la Chine observe et sécurise ses approvisionnements énergétiques.
🚢 PARTIE 2 : LE COMMERCE (La nouvelle géoéconomie mondiale)
La géopolitique ne se joue pas qu’avec des missiles, elle se joue avec des conteneurs, des droits de douane et des flux logistiques. C’est le domaine du commerce, qui s’est considérablement militarisé.
🇮🇳 Narendra Modi vs Xi Jinping 🇨🇳 : Le duel des géants asiatiques
Avec 40% de la population mondiale et 21% du PIB planétaire à eux deux, l’Inde et la Chine dictent l’avenir de la mondialisation. Tous deux visent le centenaire de leur pays (2047 pour l’Inde, 2049 pour la Chine) pour asseoir leur domination.
La bataille de l’Himalaya et de l’Indopacifique
L’affrontement est à la fois physique et commercial :
- En haute altitude : La frontière himalayenne, vulnérable au changement climatique et riche en ressources hydriques (les glaciers), est le théâtre d’affrontements meurtriers récurrents (comme dans la vallée de Galwan).
- Sur les mers : La Chine tisse son « collier de perles » (ports commerciaux militarisables) pour sécuriser ses routes vers l’Europe et l’Afrique. En réponse, l’Inde militarise les îles Andaman-et-Nicobar et promeut le projet IMEEC (India-Middle-East-Europe Corridor) pour contrecarrer les « Nouvelles routes de la soie » (BRI) chinoises.
Asymétrie technologique et numérique
Bien que l’Inde connaisse une forte croissance et possède une démographie jeune (âge médian de 28 ans), l’économie chinoise pèse encore cinq fois plus lourd. Xi Jinping contrôle des géants logistiques mondiaux (le logiciel LOGINK qui trace les conteneurs du monde entier) et domine la construction navale (53% du marché mondial). Narendra Modi riposte par des mesures asymétriques, comme le bannissement de l’application chinoise TikTok, assimilant le cyberespace à un territoire de souveraineté nationale.
🇺🇸 Donald Trump vs Ursula von der Leyen 🇪🇺 : Le schisme transatlantique
Ce duel illustre la fin de la protection bienveillante des États-Unis sur l’Europe. Lors de son retour à la Maison-Blanche en 2025, Donald Trump remet en cause l’existence même de l’OTAN et lance une guerre commerciale frontale contre l’Union Européenne.
L’Europe humiliée et vassalisée
Thomas Gomart dépeint une rencontre fictive (mais hautement probable dans sa dynamique) en juillet 2025 à Turnberry : Donald Trump impose une taxe de 15% sur les exportations européennes. Ursula von der Leyen s’incline pour éviter le pire. Trump utilise les droits de douane à la fois comme une arme diplomatique et un outil fiscal interne, pulvérisant les règles de l’OMC. L’Europe, engluée dans une « trappe à technologie moyenne » (comme le souligne le rapport Draghi) et vieillissante, accepte sa vassalisation pour conserver le parapluie militaire américain.
« Ce qui préserve de l’arbitraire, ce sont les institutions chargées du contrôle des dirigeants et leur propre sens des responsabilités. » (Benjamin Constant) – Une réalité que Trump efface méthodiquement.
La face cachée du commerce : Le Narco-capitalisme
L’auteur met également en lumière le rôle structurant des flux illicites. La guerre commerciale de Trump est indissociable de la crise des opioïdes (le Fentanyl synthétisé avec des précurseurs chinois, tueur de dizaines de milliers d’Américains). L’Europe subit de son côté un « tsunami blanc » avec l’afflux de cocaïne sud-américaine (ports d’Anvers, Rotterdam, Le Havre ciblés par les cartels), générant une hyper-violence mafieuse capable de déstabiliser les États (ex: la Mocro Maffia aux Pays-Bas). Les mafias profitent à plein de ce « roman noir de la mondialisation ».
🧠 PARTIE 3 : LE DÉSIR (La bataille pour les esprits et l’avenir)
Benjamin Constant parlait du désir. Aujourd’hui, ce désir prend la forme de l’ambition d’immortalité technologique, du contrôle de l’opinion publique, et de la post-vérité.
🌡️ Le GIEC vs Fox News 📺 : La science face à la post-vérité
La lutte contre le changement climatique est le théâtre d’un affrontement direct entre la rigueur scientifique et l’« industrie des idées » populiste.
La construction du consensus scientifique
Depuis sa création en 1988, le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) agit comme un « parlement du climat ». Son autorité repose sur une méthode exigeante (évaluation par les pairs, approbation gouvernementale des résumés) qui a permis d’acter l’origine anthropique du réchauffement.
L’offensive de la désinformation
Mais l’empilement des preuves scientifiques se heurte au mur du déni idéologique et économique. Dès les années 70, les lobbys pétroliers ont œuvré pour minimiser la menace. La chaîne Fox News, matrice médiatique du trumpisme, a industrialisé cette désinformation en liant écologie et « hystérie libérale ». En 2025, Donald Trump, adepte du slogan « Drill baby, drill! », qualifie l’écologie de « plus grande arnaque jamais imposée au monde » à l’ONU. Il nomme des climatosceptiques au sommet de l’État pour saboter la transition énergétique au profit de la domination par les hydrocarbures. Même les philanthropes de la tech (comme Bill Gates) finissent par réorienter leurs priorités face à ce mur de résistance.
✝️ Le Vatican vs La Silicon Valley 💻 : Foi millénaire contre Transhumanisme
C’est peut-être l’analyse la plus fascinante de l’ouvrage. Thomas Gomart oppose l’institution la plus ancienne d’Occident (l’Église catholique) à la plus puissante oligarchie moderne (les géants de la Tech américaine). On compte 1,8 milliard d’iPhones contre 1,4 milliard de catholiques.
Les Intellectuels-Oligarques de la Tech
La Silicon Valley n’est plus seulement une zone industrielle ; c’est un projet politique et spirituel. Ses nouveaux seigneurs (Peter Thiel, Elon Musk, Alex Karp, J.D. Vance) portent une vision accélérationniste, libertarienne et transhumaniste. Fortement influencé par le philosophe René Girard (le désir mimétique), le milliardaire Peter Thiel (fondateur de PayPal et Palantir) estime que la démocratie est obsolète. Le vice-président J.D. Vance, bien que converti au catholicisme, promeut un « intégralisme américain » où l’Intelligence Artificielle (IA) doit servir la suprématie occidentale absolue, refusant toute régulation éthique.
« La liberté n’est plus celle de la citoyenneté, mais celle de la technologie où le sort du monde peut dépendre de l’effort d’une seule personne. » (Vision de Peter Thiel)
La résistance éthique de l’Église
Face à ce millénarisme technologique qui promet aux plus riches de « devenir des dieux », le Vatican oppose la doctrine de la finitude et de la justice sociale. Le pape François (suivi dans la prospective du livre par le pape Léon XIV en 2025) publie des encycliques comme Laudato si’ pour dénoncer le « paradigme technocratique globalisé ». L’Église refuse la temporalité frénétique imposée par les algorithmes, rappelant que l’intelligence artificielle doit être soumise au respect de la dignité humaine. Le Vatican s’insurge également contre les violences migratoires de l’administration Trump, devenant paradoxalement l’un des derniers bastions de résistance morale face à la barbarie numérique et à la kleptocratie.
💡 Analyse et Conclusion : L’Europe doit-elle sortir de l’Histoire ?
L’Épilogue de l’ouvrage, intelligemment titré « Eux et Nous », résonne comme un cri d’alarme. En dressant le portrait d’un monde dirigé par un « club de septuagénaires/octogénaires » (Moyenne d’âge : 71 ans) alors que l’âge médian mondial est de 30 ans, Thomas Gomart pointe le conservatisme violent de notre époque.
Le retour du Léninisme global
Nous assistons au retour en force d’une mentalité de « somme nulle » (le Кто кого ? de Lénine : « Qui l’emporte ? »).
- Xi Jinping veut dominer le capitalisme tout en gardant une poigne de fer marxiste-léniniste.
- Vladimir Poutine a choisi la guerre éternelle pour exister face à l’Occident.
- Donald Trump dynamite les alliances pour imposer un racket mafieux sur la scène internationale.
L’Europe au pied du mur
Face à ces superpuissances décomplexées, les dirigeants européens font trop souvent « le choix de la prosternation ». Convaincus que la paix par le droit et la raison l’emportera, ils refusent de voir que la mondialisation s’est armée.
Pourtant, le conflit de modèles qui s’annonce ouvre un espace pour le continent européen. Les pays du « Sud global » refusent d’être coincés entre la domination américaine et la coercition chinoise. Pour survivre et peser, l’Europe doit :
- Réinvestir dans sa compétitivité technologique et militaire.
- Repenser son indépendance en acceptant l’éloignement structurel des États-Unis (qui se recentrent sur eux-mêmes).
- Opposer une conscience historique à l’arrogance technologique de la Silicon Valley et au totalitarisme numérique de Pékin.
« À l’arrogance technologique de l’époque, il est temps de répondre par une conscience historique du moment. »
En définitive, Qui contrôle qui ? démontre avec brio que la géopolitique n’est pas qu’une question de ressources ou d’armées, mais d’idéologies, de subjectivités et de volontés pures. Si l’Europe veut éviter de devenir un simple musée touristique dominé par les algorithmes américains, financé par l’industrie chinoise et menacé par l’armée russe, elle doit d’urgence réapprendre le tragique de l’Histoire et le langage de la puissance.