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🧠 « Cessez d’être gentil, soyez vrai » de Thomas d’Ansembourg : sortir du masque de la gentillesse

Posted on septembre 3, 2026septembre 3, 2026 By jeansaistrop76@gmail.com Aucun commentaire sur 🧠 « Cessez d’être gentil, soyez vrai » de Thomas d’Ansembourg : sortir du masque de la gentillesse

Sommaire

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  • 🧠 « Cessez d’être gentil, soyez vrai » par Thomas d’Ansembourg : Résumé, Analyse et Guide Pratique de l’Authenticité Relationnelle
  • 🎭 I. Le Masque de la Gentillesse : Les Racines de la Coupure de Soi
    • Le piège de la pensée binaire et de la dualité ⚖️
  • 🛠️ II. La Méthode OSBD : Les 4 Clés pour Décoder et Exprimer sa Vérité
    • 1. L’Observation (La Tête) : Relever les faits comme une caméra 🎥
    • 2. Le Sentiment (Le Cœur) : Lire le tableau de bord émotionnel 💓
    • 3. Le Besoin (Le Ventre) : Identifier la racine vitale du malaise 💎
    • 4. La Demande (Les Jambes) : Mettre le besoin en mouvement 🦶
  • 🗣️ III. L’Art de l’Empathie : Écouter au Bon Endroit
    • Le piège des « pilules relationnelles » 💊
  • 🌋 IV. Désamorcer les Mines : Colère, Dire Non et Conflits
    • 1. Comment dire « Non » en restant vrai ? ❌
    • 2. Vivre et exprimer sa colère sans détruire 💣
    • 3. Le pacte conjugal d’authenticité 💍
  • 🚪 V. Le Langage Déresponsabilisant : Sortir de la Tyrannie du Devoir
  • 🧘‍♂️ VI. Analyse Critique de l’Ouvrage : Portée et Limites
    • Les points forts de l’œuvre 🌟
    • Les limites et défis de la démarche ⚠️
  • 🧭 Conclusion : Jardiner la Paix au Quotidien
  • 📚 Où se procurer le livre
  • Dans le même esprit

🧠 « Cessez d’être gentil, soyez vrai » par Thomas d’Ansembourg : Résumé, Analyse et Guide Pratique de l’Authenticité Relationnelle

Dans une société qui valorise le consensus à tout prix et la politesse de façade, une question fondamentale se pose : combien de fois disons-nous « oui » aux autres alors que tout notre être crie « non » ? C’est sur ce paradoxe dévastateur que se penche le psychothérapeute Thomas d’Ansembourg dans son ouvrage majeur, Cessez d’être gentil, soyez vrai [1]. Ancien avocat et conseiller juridique [6], il livre une boussole d’une efficacité chirurgicale pour sortir de l’hypocrisie sociale et apprendre à exprimer sa vérité profonde dans le respect absolu de soi et d’autrui [1].

La thèse centrale de l’auteur est aussi simple que percutante : la violence, qu’elle soit intériorisée (dépression, burn-out, addictions) ou extériorisée (conflits, agressions, jugements), n’est pas inhérente à la nature humaine [187] ; elle est la conséquence directe d’un manque de vocabulaire et de conscience de notre vie intérieure [11, 20]. Faute d’avoir appris à identifier nos émotions et nos besoins réels, nous portons un masque sec de gentillesse complaisante qui finit par étouffer notre vitalité et générer des tensions insupportables [154, 155].

Cet article propose un résumé approfondi et une analyse critique de ce livre incontournable pour quiconque souhaite maîtriser la Communication Consciente et NonViolente (CNV), un véritable art de vivre la relation [11, 17].


🎭 I. Le Masque de la Gentillesse : Les Racines de la Coupure de Soi

Dès l’enfance, l’éducation traditionnelle nous apprend à être de « bons garçons » et de « bonnes filles » : polis, obéissants, soucieux de plaire à nos parents, à nos enseignants ou à notre entourage [37, 78]. Ce conditionnement repose sur une forme d’amour conditionnel (« je t’aime si tu es sage, si tu travailles bien ») qui installe une insécurité affective profonde [148]. Pour survivre psychologiquement et être intégrés, nous apprenons à nous oublier au profit des attentes extérieures [21, 62].

« Nous nous sommes ainsi mis à l’écoute des sentiments et des besoins de tous – patron, client, voisin, collègues de travail –, sauf des nôtres ! » — Thomas d’Ansembourg [21]

Cette coupure volontaire se paie un jour au prix fort [21] :

  • L’épuisement professionnel et le burn-out : Thomas d’Ansembourg observe que ce sont particulièrement les personnes engagées dans la relation d’aide ou l’éducation (enseignants, assistants sociaux, infirmiers, médecins) qui s’usent jusqu’à la dépression [63]. À force de se faire violence « pour bien faire », le ressort finit par casser [63, 64].
  • L’avènement des « gentilles personnes mortes » : L’auteur reprend l’expression de Marshall Rosenberg, « a nice dead person » [157]. Ce sont des individus sans présence, sans relief, tellement coupés d’eux-mêmes qu’ils ne savent plus du tout qui ils sont, devenus de simples marionnettes dociles [157].
  • La violence par projection : Lorsque nos besoins ne sont pas écoutés pendant trop longtemps, nous accumulons une amertume inconsciente [66]. Ne sachant pas traiter notre frustration, nous cherchons un coupable et projetons notre agressivité sur les autres par la critique, le reproche et le jugement constant [37, 66, 67].

Le piège de la pensée binaire et de la dualité ⚖️

Notre intellect est structuré par un système binaire sécurisant mais limitant : le noir ou le blanc, le bien ou le mal, avoir tort ou avoir raison [28]. Appliquée aux relations humaines, cette logique exclusive nous fait croire que soit nous prenons soin des autres, soit nous prenons soin de nous-mêmes [31].

C’est une illusion tragique [31]. L’auteur affirme qu’il est parfaitement possible — et même indispensable — de prendre soin des autres tout en prenant soin de soi, d’être proche des autres sans cesser d’être proche de soi-même [31]. L’oubli de soi n’est pas de la générosité, c’est une bombe à retardement psychologique [63].


🛠️ II. La Méthode OSBD : Les 4 Clés pour Décoder et Exprimer sa Vérité

Pour nous aider à nous reconnecter à notre boussole interne, Thomas d’Ansembourg s’appuie sur le schéma du « petit bonhomme » d’Hélène Domergue [23]. Ce dessin sépare l’être humain en quatre zones clés correspondant aux quatre étapes du processus de Communication Consciente et NonViolente [22, 23] :

1. L’Observation (La Tête) : Relever les faits comme une caméra 🎥

La tête symbolise notre espace mental [23]. C’est là que se logent nos préjugés, nos jugements hâtifs, nos étiquettes et notre tendance à tout intellectualiser [23]. Face à une situation, notre cerveau a le réflexe immédiat de juger [24]. Par exemple, voir un jeune avec des piercings et les cheveux teints déclenche instantanément l’étiquette : « C’est un marginal qui parasite la société » [13].

La CNV nous invite à opérer une observation neutre, c’est-à-dire à relever uniquement les faits matériels sans y mêler aucune interprétation ni aucun reproche [71, 74]. L’auteur utilise la métaphore de la caméra de surveillance : que verrait-elle objectivement [71] ?

  • ❌ Version jugement : « Tu laisses toujours tout traîner, tu ne respectes rien ! » [79]
  • Version observation neutre : « Je vois tes bandes dessinées sur le tapis du salon et tes chaussures dans le hall d’entrée. » [80]

L’observation neutre permet d’ouvrir le dialogue sans déclencher la posture de défense ou d’agression chez l’interlocuteur [74, 75].

2. Le Sentiment (Le Cœur) : Lire le tableau de bord émotionnel 💓

Le cœur symbolise l’espace des sentiments [22]. Le sentiment fonctionne exactement comme un voyant lumineux sur le tableau de bord d’une voiture : il nous indique simplement si une fonction est remplie ou si un besoin est satisfait [33, 35]. Si le voyant de l’huile s’allume, on ne casse pas l’ampoule ; de même, face à la tristesse ou la colère, il ne faut pas étouffer l’émotion mais chercher ce qu’elle signale [35].

Cependant, notre manque de vocabulaire affectif nous limite souvent à des termes génériques : « ça va » ou « ça va pas » [33]. De plus, nous confondons fréquemment les sentiments vrais et les sentiments teintés d’interprétation (ou évaluations masquées) [84] :

  • Les termes comme « je me sens rejeté », « je me sens trahi », « je me sens abandonné » ne sont pas des émotions réelles, mais des jugements sur l’action de l’autre (« tu me rejettes », « tu me trahis ») [38, 83, 84]. Ils nous déresponsabilisent en donnant à l’autre la télécommande de notre bien-être [83, 88].
  • Les sentiments vrais sont par exemple : « je me sens inquiet », « je me sens déçu », « je me sens fâché » ou « je me sens fatigué » [33, 38]. Ils décrivent notre état interne propre sans accuser autrui [38].

3. Le Besoin (Le Ventre) : Identifier la racine vitale du malaise 💎

Le ventre symbolise le centre de nos besoins fondamentaux [22]. Il ne s’agit pas ici de caprices passagers, d’envies superficielles ou de pulsions égoïstes, mais de besoins existentiels structurels : besoin de sécurité, d’identité, de reconnaissance, de sens, d’appartenance, de repos ou de clarté [36, 189].

La confusion majeure que nous faisons tous les jours est de confondre le besoin (qui est universel et abstrait) avec le moyen ou la demande (qui est la stratégie concrète pour y répondre) [51, 52].

Thomas d’Ansembourg illustre cette confusion à travers l’exemple d’un couple, Thierry et Andrée, qui rentre d’une rude journée de travail [50] :

  • Thierry veut absolument aller au restaurant [51]. Andrée refuse catégoriquement et veut rester sur le canapé devant une cassette vidéo [51, 56]. Le conflit éclate car chacun s’accroche mordicus à son moyen (le restaurant vs le canapé) [51].
  • En creusant sous la surface, ils réalisent qu’ils ont exactement le même besoin de base : un besoin de repos, de décompression et de retrouvailles après une semaine harassante [53, 58].
  • Une fois le besoin identifié, le conflit s’évanouit et laisse place à la créativité relationnelle [55, 102, 103]. Ils conviennent d’une troisième solution bien plus enthousiasmante : un pique-nique improvisé au bord du lac, bras dessus, bras dessous, comme au début de leur amour [54].
« En nous concertant sur nos vrais besoins au lieu de nous bagarrer pour nos demandes, nous nous libérons mutuellement du piège et nous nous donnons un espace de rencontre et de créativité ! » — Thomas d’Ansembourg [55]

4. La Demande (Les Jambes) : Mettre le besoin en mouvement 🦶

La demande, symbolisée par les jambes du petit bonhomme, est l’action concrète qui permet d’incarner et de satisfaire le besoin dans la réalité physique [22, 46, 49]. Sans demande, nous restons dans une attente virtuelle et passive, espérant désespérément que les autres devinent nos besoins sans que nous ayons à les nommer [49, 110].

Pour être efficace, une demande doit respecter quatre critères stricts [108] :

  1. Concrète : Formulée dans des termes d’espace et de temps bien définis [46, 47].
  2. Réaliste : Faisable ici et maintenant pour l’interlocuteur [4].
  3. Positive : Exprimer ce que l’on veut, plutôt que ce que l’on ne veut plus [42].
  4. Négociable : C’est la distinction fondamentale entre une demande et une exigence [109, 110]. Une exigence ne laisse pas de liberté ; elle n’accepte pas le « non » et recourt à la culpabilité ou à la punition si l’autre refuse [36, 110]. La demande authentique accepte le refus et cherche un terrain de rencontre [16, 110].
Étape OSBDVersion « Gentille » Classique (Violente)Version « Vraie » (CNV)
Observation« Tu es encore sur ton ordinateur, tu te fous de moi ! »« Quand je vois que tu tapes sur ton clavier depuis deux heures (O)… »
Sentiment« Je me sens complètement abandonné et rejeté. »« … je me sens triste, isolé et fatigué (S)… »
Besoin« J’ai besoin que tu m’aimes un peu pour une fois. »« … parce que j’ai besoin de connexion et de partage avec toi ce soir (B)… »
Demande« Arrête tes bêtises tout de suite et viens t’asseoir ! »« … serais-tu d’accord pour éteindre ton écran pendant 30 minutes afin que nous discutions ensemble (D, négociable) ? »

🗣️ III. L’Art de l’Empathie : Écouter au Bon Endroit

Communiquer ne consiste pas seulement à savoir s’exprimer de manière vraie (bouton « Émission ») ; c’est aussi savoir recevoir le message de l’autre (bouton « Réception ») [111, 112]. Très souvent, lorsque l’autre nous parle, nous coupons la réception pour imposer notre point de vue (posture du tyran) ou nous subissons passivement sans rien dire (posture de la victime) [112, 113].

Thomas d’Ansembourg définit l’empathie comme une qualité de présence silencieuse et bienveillante portée à ce que l’autre vit à l’instant présent [122]. L’empathie consiste à écouter au bon endroit : tendre les « oreilles du cœur » vers les sentiments et les besoins de l’interlocuteur, au-delà de ses mots agressifs, de sa colère ou de ses reproches [123, 124].

« L’empathie consiste à rester "collé" au sentiment et au besoin de l’autre. » — Thomas d’Ansembourg [127]

Le piège des « pilules relationnelles » 💊

L’auteur dénonce l’habitude fâcheuse de donner des solutions immédiates, des conseils non sollicités ou de nier la souffrance d’autrui pour calmer notre propre anxiété [119, 120]. Ce sont des « pilules » anesthésiantes qui coupent la relation [118, 119] :

  • ❌ L’enfant pleure parce qu’il doit être déposé à la crèche.
  • ❌ Réponse pilule (déni) : « Mais non, ne sois pas triste, tu vas bien t’amuser ici, regarde tous les jouets ! » [136]
  • Réponse empathique : « Tu te sens triste et inquiet (S) parce que tu as besoin de sécurité et que tu aimerais rester avec maman (B) ? » [130, 136]

Formuler l’empathie ne signifie pas être d’accord avec l’autre ou céder à ses exigences, mais simplement lui montrer qu’il a été entendu et rejoint dans son vécu [125, 170]. Lorsque l’autre se sent compris, on observe un relâchement physique immédiat de sa tension corporelle, souvent marqué par un profond soupir [131].


🌋 IV. Désamorcer les Mines : Colère, Dire Non et Conflits

L’authenticité relationnelle passe par des moments de confrontation inévitables. L’ouvrage consacre des pages lumineuses à la gestion de ces zones de haute tension.

1. Comment dire « Non » en restant vrai ? ❌

Pour beaucoup d’entre nous, refuser une sollicitation est une épreuve terrible par peur du rejet, de la culpabilité ou du conflit [155, 163]. Pourtant, chaque « non » adressé à une demande extérieure est en réalité un « oui » dit à un besoin intérieur essentiel [164].

Apprendre à dire un non serein implique de clarifier le besoin que l’on cherche à protéger [164]. Si un ami me demande de l’aider à déménager ce week-end et que je suis épuisé, dire « non » n’est pas un rejet de notre amitié, mais un « oui » à mon besoin vital de récupération et de santé [106]. En formulant ce besoin avec clarté, le non devient audible et respectable [164].

2. Vivre et exprimer sa colère sans détruire 💣

« Enterrer une colère, c’est enterrer une mine. » — Thomas d’Ansembourg [165]

Thomas d’Ansembourg met en garde contre le refoulement de la colère. Les faits divers regorgent de profils décrits par leurs voisins comme des personnes « si gentilles, si calmes », qui finissent par exploser de façon tragique à force d’avoir accumulé des frustrations silencieuses [165]. La colère est un signal d’alarme ultra-lumineux : elle indique un besoin fondamental non satisfait qui nécessite une attention immédiate [172].

Pour l’exprimer de manière constructive, l’auteur propose un protocole rigoureux en 5 étapes [166, 169] :

  1. Se taire et ne rien faire : Ne pas réagir sous le coup de l’impulsion. S’abstenir de tout reproche immédiat [166, 170].
  2. Accueillir la colère en technicolor : Accepter l’intensité de l’émotion sans la juger ni la marchander. La laisser s’évacuer physiquement à l’intérieur [166, 167].
  3. Identifier le besoin insatisfait : Se demander : « Quel est le besoin fondamental qui crie en moi à cet instant ? » [167]
  4. Identifier les sentiments profonds sous-jacents : La colère fonctionne souvent comme un couvercle pour masquer des sentiments plus vulnérables et socialement difficiles à assumer, comme la grande fatigue, la tristesse ou la peur [168, 169].
  5. Formuler la demande : Une fois la clarté retrouvée, exprimer la situation en utilisant le processus OSBD [169].

3. Le pacte conjugal d’authenticité 💍

Pour illustrer la puissance de cette démarche, Thomas d’Ansembourg partage le pacte insolite qu’il a scellé avec son épouse Valérie lors de leur mariage [160, 161] :

« Je te promets de ne jamais être gentil avec toi et de toujours être vrai. » [161]

Ce serment d’écologie affective permet d’éliminer définitivement les faux semblants et d’éviter que l’un des partenaires ne s’impose une corvée par simple devoir ou culpabilité [161]. Demander régulièrement : « Es-tu gentil ou es-tu vrai ? » désamorce les non-dits et garantit la durabilité d’une relation basée sur un élan sincère du cœur [161, 162].


🚪 V. Le Langage Déresponsabilisant : Sortir de la Tyrannie du Devoir

L’une des plus grandes sources de violence subtile au quotidien réside dans les mots que nous employons innocemment [13]. Thomas d’Ansembourg pointe du doigt les expressions robotiques qui parsèment notre vocabulaire [175] : « Il faut », « Tu dois », « C’est comme ça », « T’as pas le choix », « J’ai pas le temps » [13, 22, 172].

Ce langage anesthésie notre conscience et notre responsabilité individuelle [173]. Il nous fait agir comme des automates dépourvus d’âme [175]. L’auteur cite l’exemple glaçant des tortionnaires de l’apartheid ou des criminels nazis qui justifiaient leurs atrocités par un simple : « C’était mon travail, je devais obéir, je n’avais pas le choix » [173, 174, 175].

À notre échelle, dire « je n’ai pas le choix, je dois aller travailler » est un mensonge cognitif [175]. Nous avons toujours le choix, mais nous refusons d’en assumer le prix [11]. Remplacer le « il faut » par le « je choisis de… parce que j’ai besoin de… » redonne immédiatement à l’individu sa liberté et sa responsabilité [106] :

  • ❌ « Je dois aller à cette réunion de famille ennuyeuse, je n’ai pas le choix. »
  • « Je choisis d’aller à cette réunion de famille parce que j’ai besoin de préserver l’harmonie familiale et de faire plaisir à mes parents, même si cela me coûte. »

Faire ce glissement sémantique supprime la posture de victime passive et nous repositionne comme acteurs souverains de notre propre existence [11, 106].


🧘‍♂️ VI. Analyse Critique de l’Ouvrage : Portée et Limites

Cessez d’être gentil, soyez vrai est bien plus qu’un énième guide de développement personnel ; c’est un véritable manuel d’hygiène de conscience [196].

Les points forts de l’œuvre 🌟

  • Un ancrage concret exceptionnel : Grâce à sa double expérience d’ancien avocat et d’accompagnateur de jeunes de la rue (via l’association Flics et Voyous), Thomas d’Ansembourg propose des exemples vécus d’une justesse frappante, loin de tout angélisme [1, 5, 6, 183].
  • Une clarté pédagogique limpide : Le recours au petit bonhomme d’Hélène Domergue et les tableaux contrastés entre « version classique » et « version CNV » rendent la méthode immédiatement compréhensible [23, 90, 94].
  • Une grille de vocabulaire complète : L’inclusion en annexe de listes détaillées d’émotions et de besoins fondamentaux offre au lecteur les outils concrets pour combler son « analphabétisme émotionnel » [33, 84, 189].

Les limites et défis de la démarche ⚠️

  • Le piège du « langage de laboratoire » : Au début, appliquer rigoureusement le processus OSBD peut donner une élocution artificielle, rigide ou pompeuse [107, 108]. L’auteur en convient lui-même et précise qu’avec la pratique, cette structure s’efface pour laisser place à un langage fluide et naturel [108].
  • L’exigence d’une discipline quotidienne : Une simple compréhension intellectuelle de la CNV ne suffit pas à changer nos automatismes neuronaux [8]. Cela demande un entraînement rigoureux, une véritable « musculation de la conscience » (comme la règle des « 3 minutes, 3 fois par jour » pour faire l’état des lieux de soi-même) [196].
  • Le risque d’instrumentalisation : Mal maîtrisée, la CNV peut être détournée pour manipuler poliment l’autre en enveloppant ses exigences dans un vernis de sentiments et de besoins. L’intention réelle de rencontre vraie doit toujours primer sur la technique rhétorique [96, 110].

🧭 Conclusion : Jardiner la Paix au Quotidien

Thomas d’Ansembourg nous rappelle avec la tendresse et la clarté du Petit Prince de Saint-Exupéry que rencontrer l’autre ne doit jamais se faire au prix d’un renoncement à soi-même [7]. La paix mondiale n’est pas un concept abstrait débattu dans des instances internationales ; elle se jardine individuellement, jour après jour, en apprenant à désamorcer la violence subtile qui niche dans nos échanges quotidiens [11, 180].

En cessant d’être superficiellement gentils, nous découvrons la joie d’être profondément vrais, libres, et responsables d’offrir au monde notre pleine mesure [1, 11].

« Il y a plus de joie à tenter de résoudre nos conflits qu'à réussir à les aggraver. » — Thomas d’Ansembourg [74]

📚 Où se procurer le livre

Les liens pour vous procurer les différentes versions

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