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Pourquoi les intellectuels se trompent ? de Samuel Fitoussi

Posted on janvier 19, 2026janvier 19, 2026 By jeansaistrop76@gmail.com Aucun commentaire sur Pourquoi les intellectuels se trompent ? de Samuel Fitoussi

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Sommaire

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  • 🧠 Pourquoi les intellectuels se trompent : Analyse du pavé dans la mare de Samuel Fitoussi
    • 🧐 1. Le Paradoxe de l’Intelligence : L’avocat intérieur
      • Le QI ne protège pas du biais
      • Le match des rationalités : Sociale vs Épistémique
    • 🙈 2. Les ressorts de l’aveuglement : Voir sans voir
      • Le biais de partialité
      • L’inversion des causes
    • 🎓 3. L’Université : Le temple du conformisme ?
      • La disparition du pluralisme
      • La surproduction des élites et les « Bullshit Jobs » idéologiques
    • 💎 4. Les « Croyances de Luxe » : Se distinguer par l’absurde
      • L’analogie du paon
      • Pourquoi adopter des idées nuisibles ?
    • 🏗️ 5. L’Illusion du Contrôle : Pourquoi les intellectuels aiment les dictateurs ?
      • Le fantasme de l’architecte
      • Le mépris de l’homme ordinaire
    • 🌍 6. Oikophobie et haine de soi
      • L’inversion accusatoire
    • 📉 7. La malléabilité de l’opinion : L’effet Dambreuse
    • 💡 Conclusion : Un appel à l’humilité épistémique
      • 🗝️ Points clés à retenir :

🧠 Pourquoi les intellectuels se trompent : Analyse du pavé dans la mare de Samuel Fitoussi

Comment expliquer que les esprits les plus brillants, dotés des diplômes les plus prestigieux, soient souvent ceux qui adhèrent aux idées les plus absurdes ou les plus dangereuses ? C’est à cette question provocatrice et vertigineuse que répond Samuel Fitoussi dans son nouvel essai, Pourquoi les intellectuels se trompent.

Loin d’être un simple pamphlet, cet ouvrage mobilise la psychologie cognitive, la sociologie des élites et l’histoire des idées pour démontrer un paradoxe fondamental : l’intelligence et la culture ne sont pas des remparts contre l’erreur. Au contraire, elles agissent souvent comme des accélérateurs de l’aveuglement idéologique.

De la fascination de Sartre pour l’URSS aux « croyances de luxe » des élites contemporaines, plongeons dans les mécanismes mentaux qui transforment l’intelligence en machine à justifier l’injustifiable.


🧐 1. Le Paradoxe de l’Intelligence : L’avocat intérieur

L’un des mythes les plus tenaces de nos sociétés méritocratiques est que l’intelligence (mesurée par le QI ou les diplômes) garantit la justesse des opinions. Samuel Fitoussi déconstruit ce mythe dès les premières pages.

Le QI ne protège pas du biais

L’auteur s’appuie sur de nombreuses études en sciences cognitives pour montrer que les personnes intelligentes ne sont pas plus rationnelles que la moyenne. Elles sont simplement plus habiles pour défendre leurs croyances préétablies.

📢 Citation Clé : « Les gens investissent leur QI dans la défense acharnée de leur propre cause, pas dans l’exploration complète et impartiale d’un problème. »

Fitoussi utilise l’image du personnage de Kramer dans la série Seinfeld qui rationalise son envie de se garer sur une place handicapé. L’intellectuel fonctionne de la même manière : il part de la conclusion qui l’arrange (socialement ou émotionnellement) et mobilise sa puissance cérébrale pour construire un argumentaire sophistiqué.

Le match des rationalités : Sociale vs Épistémique

L’ouvrage introduit une distinction cruciale entre deux formes de rationalité qui s’affrontent dans notre cerveau :

  • La rationalité épistémique : La recherche de la vérité objective.
  • La rationalité sociale : La recherche de l’acceptation par le groupe.

Pour un intellectuel, le coût de l’erreur est faible (Sartre n’a jamais payé pour ses erreurs sur l’URSS), mais le coût de la dissidence est énorme (perte de statut, ostracisation par ses pairs),. Ainsi, il est souvent « rationnel » socialement d’avoir tort avec son groupe plutôt que d’avoir raison tout seul.


🙈 2. Les ressorts de l’aveuglement : Voir sans voir

Comment des intellectuels ont-ils pu nier la famine en Ukraine dans les années 30 ou le génocide cambodgien dans les années 70 ? Fitoussi analyse les mécanismes cognitifs qui permettent de tordre la réalité.

Le biais de partialité

Contrairement au biais de confirmation (qui filtre l’information), le biais de partialité filtre l’interprétation. L’intellectuel utilise ses convictions pour juger les faits, et non l’inverse.

  • Si l’on est persuadé que le communisme est le bien, alors un livre décrivant le goulag (comme celui de Simon Leys) est nécessairement faux ou exagéré.
  • Fitoussi prend l’exemple d’Arthur Koestler, qui, voyageant en URSS en pleine famine, voyait des usines et des sourires là où il y avait des cadavres, car son esprit était « entraîné à déformer ce qu’il voyait ».

L’inversion des causes

Les intellectuels, avides de comprendre et d’expliquer, ont tendance à voir des causalités là où il y a du hasard ou des dynamiques complexes. Ils sous-estiment systématiquement les facteurs endogènes (propres à une culture ou un groupe) pour tout expliquer par des facteurs exogènes (la faute de la société ou de l’Occident).


🎓 3. L’Université : Le temple du conformisme ?

L’un des chapitres les plus cinglants de l’ouvrage concerne le monde académique. Loin d’être un lieu de débat contradictoire, l’université moderne serait devenue une machine à fabriquer du consensus idéologique.

La disparition du pluralisme

Les chiffres cités sont accablants : aux États-Unis, dans certaines disciplines des sciences humaines, le rapport entre professeurs de gauche et de droite peut atteindre 33 pour 1. Cette homogénéité crée un environnement où certaines idées fausses ne sont jamais contestées et finissent par devenir des « vérités » académiques par simple répétition.

La surproduction des élites et les « Bullshit Jobs » idéologiques

S’appuyant sur les travaux de Peter Turchin et Bryan Caplan, Fitoussi explique que nous produisons trop de diplômés par rapport aux besoins réels de l’économie.

  • Conséquence : Pour justifier leur existence et leur statut, ces diplômés surnuméraires doivent « politiser l’existence ».
  • Nouveaux métiers : Consultants en inclusivité, lecteurs en sensibilité, experts en déconstruction… Ces métiers dépendent de l’invention constante de nouveaux problèmes sociétaux.

📢 Citation Clé : « La surproduction d’individus spécialisés dans l’idéologie entraîne le besoin de politiser l’existence du commun des mortels, pour que les premiers puissent mettre leurs compétences à exécution. »


💎 4. Les « Croyances de Luxe » : Se distinguer par l’absurde

L’un des concepts les plus fascinants développés dans le livre est celui des « croyances de luxe » (luxury beliefs), théorisé par Rob Henderson.

L’analogie du paon

Tout comme le paon arbore une queue encombrante pour signaler sa bonne santé génétique (il survit malgré ce handicap), l’élite adopte des croyances absurdes ou dangereuses pour signaler son statut social supérieur.

Pourquoi adopter des idées nuisibles ?

Une croyance de luxe est une idée dont l’adoption confère un statut social élevé à l’élite, mais dont les coûts sont payés par les classes populaires.

  • Exemple : « Définancer la police ». Les riches vivent dans des quartiers sécurisés et peuvent se permettre de critiquer la police. Les pauvres, eux, subissent de plein fouet la hausse de la criminalité qui résulte de ces discours.
  • Exemple : L’école laxiste. L’élite peut compenser les défaillances de l’école publique par sa culture familiale. Les classes populaires, elles, ont besoin d’une école exigeante pour s’élever.

Plus une idée est coûteuse pour le sens commun ou dangereuse pour la cohésion sociale, plus elle permet à l’intellectuel de se distinguer du « vulgaire » et de prouver sa loyauté à sa caste.


🏗️ 5. L’Illusion du Contrôle : Pourquoi les intellectuels aiment les dictateurs ?

Fitoussi explore la « tyranophilie » des intellectuels, de Platon aux admirateurs de Castro ou Mao.

Le fantasme de l’architecte

L’intellectuel a un biais pour les solutions « verticales » (imposées par le haut) plutôt que pour les solutions « horizontales » (le marché, la tradition, l’ordre spontané).

  • L’ordre spontané (comme le marché libre) améliore la vie des gens sans qu’aucun intellectuel n’en soit l’architecte. Cela froisse leur narcissisme.
  • La planification et les régimes autoritaires, à l’inverse, donnent le beau rôle aux « experts » et aux théoriciens. Ils promettent de transformer la société comme on déplace des pièces sur un échiquier.

Le mépris de l’homme ordinaire

Derrière les discours sur le « peuple », l’ouvrage décèle souvent un profond mépris. Les intellectuels jugent que l’homme ordinaire est victime de « fausse conscience » (aliéné par la pub, le capitalisme, le patriarcat) et qu’il doit être rééduqué par une avant-garde éclairée.

📢 Citation Clé : « Les intellectuels ne peuvent se contenter de promouvoir les politiques publiques souhaitées par les classes populaires : ils doivent plutôt leur apprendre ce qu’elles devraient vouloir. »


🌍 6. Oikophobie et haine de soi

Pourquoi l’intelligentsia occidentale est-elle si prompte à critiquer sa propre civilisation tout en trouvant des excuses à ses ennemis ? Fitoussi reprend le concept d’oikophobie (haine de la maison) de Roger Scruton.

L’inversion accusatoire

L’intellectuel occidental souffre d’une illusion de contrôle. Il pense que l’Occident est le seul acteur de l’histoire.

  • Si le terrorisme existe, c’est la faute de notre politique étrangère.
  • Si l’intégration échoue, c’est la faute de notre racisme. Cela permet de conserver une forme de toute-puissance (même dans la culpabilité) et de nier le libre arbitre des autres peuples ou des agresseurs.

📉 7. La malléabilité de l’opinion : L’effet Dambreuse

L’ouvrage se termine sur une analyse inquiétante de la fragilité de nos démocraties. L’opinion publique ne guide pas les élites ; elle les suit.

Fitoussi utilise l’exemple du personnage de Dambreuse dans L’Éducation sentimentale de Flaubert, qui passe de royaliste à républicain en un instant, rationalisant le changement de régime avec une sincérité désarmante.

  • L’effet cliquet : Une fois qu’une mesure est imposée par une minorité active (comme le pass sanitaire ou certaines évolutions sociétales), la majorité docile finit par la rationaliser et la défendre pour réduire sa dissonance cognitive.
  • Le danger : Si les élites se trompent et entraînent la société vers l’abîme, la « majorité silencieuse » risque de suivre jusqu’au bout, adaptant ses convictions aux circonstances.

💡 Conclusion : Un appel à l’humilité épistémique

Pourquoi les intellectuels se trompent est un livre salutaire qui nous invite à la méfiance. Méfiance envers les arguments d’autorité, méfiance envers les consensus académiques qui cachent souvent des dynamiques de groupe, et surtout méfiance envers notre propre besoin de conformité sociale.

L’analyse de Samuel Fitoussi débouche sur un avertissement : nous vivons dans une société où l’erreur est subventionnée et la vérité coûteuse. Pour éviter les désastres collectifs, nous devons préserver le pluralisme, accepter que le bien et le mal ne sont pas toujours là où l’élite le dit, et nous rappeler que l’intelligence sans sagesse n’est qu’une « virtuosité dialectique » au service de nos préjugés.

Ce livre est une lecture indispensable pour quiconque souhaite comprendre les fractures françaises, la dérive de l’université et les mécanismes de la polarisation politique actuelle.


🗝️ Points clés à retenir :

  • L’intelligence n’immunise pas contre l’erreur, elle permet juste de mieux la justifier.
  • La rationalité sociale (être bien vu) l’emporte souvent sur la rationalité épistémique (avoir raison).
  • Les « croyances de luxe » permettent aux élites de se distinguer par des idées nuisibles aux classes populaires.
  • L’université est devenue une machine à normaliser des idéologies radicales par manque de pluralisme.
  • L’opinion publique est extrêmement malléable et suit les élites, même dans l’erreur.

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