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🏛️ Néron à l’Élysée : Le crépuscule d’un « Narcisse » ou le naufrage du macronisme ?
C’est l’histoire d’un homme exceptionnel qui s’est exceptionnellement planté. Ainsi débute l’ouvrage choc de Nicolas Domenach et Maurice Szafran. À travers une enquête sans concession, les auteurs décortiquent la trajectoire d’Emmanuel Macron, de son ascension fulgurante en 2017 à sa chute vertigineuse amorcée lors du second quinquennat, culminant avec le pari fou de la dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024.
🌪️ La Dissolution : Une « histoire de fous » qui a tout changé
Le 9 juin 2024, le ciel politique français est frappé par la foudre élyséenne. Pour de nombreux observateurs et même au sein de la macronie, cette décision de dissoudre l’Assemblée est qualifiée de « délire psychique » ou de « suicide politique ».
- Un choc thermique : Personne n’y croyait, pas même au Rassemblement National où l’on a fait « gloup » en apprenant la nouvelle.
- L’isolement du chef : Le président a pris cette décision seul, ou entouré d’un cercle très restreint (Alexis Kohler, Gérald Darmanin, Pierre Charon), ignorant les mises en garde de figures comme François Bayrou ou Yaël Braun-Pivet.
- La « clarification » obscure : Au lieu d’apporter une majorité claire, ce choix a plongé le pays dans un chaos inédit et un Parlement éclaté.
📢 Citation Clé : « C’est un malheur du temps que les fous guident les aveugles. » — Shakespeare, cité en exergue de l’ouvrage.
🎭 Le parallèle avec Néron : Pyromanie et Théâtralité
Pourquoi comparer Emmanuel Macron à l’empereur Néron ? Les sources soulignent des ressemblances troublantes entre les deux hommes.
- Le goût du théâtre : Tous deux aiment jouer les comédiens au pouvoir, transformant l’Élysée en planches de théâtre.
- L’incendiaire fasciné : Comme Néron devant Rome, Macron s’exalterait de réduire en cendres ses propres forces politiques, fasciné par les feux de société qu’il allume.
- L’ingratitude : Une propension à éliminer ceux qui les ont aidés à atteindre le sommet (comme Édouard Philippe ou Gabriel Attal) au profit de flagorneurs.
- Le Narcissisme pernicieux : La réélection de 2022 aurait engendré un « amour immodéré et meurtrier pour soi-même », une pathologie du pouvoir où le président se croit au-dessus du commun des mortels.
📉 La réélection de 2022 : Le début de la fin
L’ouvrage analyse la réélection de 2022 non comme un triomphe, mais comme une « reconduction sans âme ».
- Une non-campagne : En se cachant derrière son rôle de chef des armées face à la guerre en Ukraine, Emmanuel Macron a évité le débat, privant les Français d’un moment de cristallisation démocratique.
- L’optimisme disparu : La ferveur de 2017 a laissé place à une présidence décharnée, sans récit collectif.
- L’erreur stratégique : François Hollande et Alain Minc s’accordent pour dire que l’erreur fondamentale fut de ne pas avoir conclu d’alliance formelle avec la droite LR dès le lendemain de sa victoire, condamnant le gouvernement à une majorité relative et au recours permanent au 49.3.
👔 Un régime « Macho » et l’enfermement élyséen
L’Élysée de Macron est décrit comme une « citadelle » verrouillée par un entourage essentiellement masculin, surnommé le « boys band ».
🚫 Le cas Élisabeth Borne
La Première ministre a été, selon les sources, victime d’un traitement machiste. Bien qu’elle ait été « Madame 49.3 », elle n’a jamais eu la pleine autorité sur son gouvernement, le président « broutant les broutilles » et intervenant sur chaque détail. Sa nomination même est décrite comme un « contresens » politique, car Macron penchait déjà à droite alors qu’il nommait une femme de gauche.
💔 De « Petit Frère » à « Faux Frère » : La guerre Attal
L’ascension de Gabriel Attal, nommé pour contrer Bardella, s’est transformée en duel narcissique. Macron n’aurait pas supporté que son « élève » lui fasse de l’ombre et prenne la lumière. La dissolution a été, pour certains, une façon pour le président de « casser la figure » à son Premier ministre en le privant de sa base parlementaire.
💰 Économie et Dette : Le « Mozart de la finance » démasqué ?
L’un des chapitres les plus critiques concerne la gestion des finances publiques.
- Le dérapage fiscal : Sous le second quinquennat, la dette a explosé, rendant crédible la menace d’un krach.
- L’indifférence présidentielle : Bruno Le Maire affirme avoir prévenu le président de la gabegie en cours, mais l’inspecteur des Finances Macron se serait révélé d’une « incroyable indifférence » sur le retour à l’équilibre des comptes.
- La fin du « Quoi qu’il en coûte » : Cette politique, salvatrice pendant le Covid, est devenue désastreuse par son abus prolongé.
🚫 La faute morale : L’absence à la marche contre l’antisémitisme
Les auteurs pointent une « faute majeure » : le refus d’Emmanuel Macron de participer à la marche contre l’antisémitisme le 12 novembre 2023.
- Un manquement républicain : En restant enfermé dans son bunker élyséen sous prétexte de ne pas « antagoniser les communautés », il a, selon l’ouvrage, fait défaut à l’histoire de la nation.
- Une inculture politique : Son argument (« Je n’ai jamais été à une manifestation ») est jugé comme une preuve d’inculture face à un combat qui fonde la République.
🥊 Rocky à l’Élysée : Le virilisme comme paravent
Les photos de Macron s’acharnant sur un sac de boxe sont analysées comme une tentative désespérée de mettre en scène une force virile face à Vladimir Poutine ou pour effacer des rumeurs persistantes.
- L’humour Audiard : Au sein de la cour élyséenne, on pratique le masculinisme et l’humour macho (citations des Tontons flingueurs), loin des proclamations sur l’égalité hommes-femmes.
- Le choc de Hanoï : L’ouvrage revient sur l’épisode où Brigitte Macron repousse vivement le président sur le tarmac, une image qui a brisé le mythe du couple fusionnel devant le monde entier.
🔚 Conclusion : Le cauchemar du perron
L’épilogue de l’ouvrage est sombre. Emmanuel Macron, hanté par l’idée d’être celui qui remettra les clés de l’Élysée à Marine Le Pen en 2027, semble prisonnier de ses propres erreurs. Sa dissolution a ruiné son influence internationale et l’a laissé dans un terrible isolement.
L’analyse finale des auteurs est sans appel : en voulant tout contrôler et en ne déléguant rien par peur de la médiocrité, le président a fini par « s’autodissoudre » lui-même.
💡 L’analogie pour comprendre
Le règne d’Emmanuel Macron est comparable à une pièce de théâtre shakespearienne. Jupiter a commencé la pièce en star mondiale, éblouissant le public par son intelligence et son audace, mais il la termine en Néron, seul dans un palais désenchanté, regardant brûler les institutions qu’il était censé protéger, persuadé jusqu’au bout que le public finit par avoir tort lorsqu’il cesse d’applaudir.