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Les Liquidateurs : Résumé et Analyse de l’Ouvrage Critique d’Olivier Marleix sur le Capitalisme Illibéral et l’Ère Macron 🛠️
⭐ Introduction : L’effondrement de la « Fin de l’Histoire »
L’ouvrage, édité par Robert Laffont en 2021, se présente comme une critique acerbe de l’évolution du capitalisme mondialisé et de l’action politique en France, particulièrement sous la présidence d’Emmanuel Macron. L’auteur dédie son œuvre « À ceux qui ne sont rien, » faisant référence à la phrase prononcée par Emmanuel Macron le 3 juillet 2017.
Les années 1990 furent marquées par l’effondrement du socialisme et la chute du mur de Berlin, conduisant à la vision « onirique » de Francis Fukuyama d’une « fin de l’histoire » et au triomphe de la démocratie et du capitalisme libéral. Trente ans plus tard, cette vision s’est largement estompée, laissant place à des tensions accrues au sein même des économies libérales et démocratiques. La crise des « Gilets jaunes » en 2019 a même constitué un épisode insurrectionnel populaire digne de 1830 ou 1848.
La plus grande mésaventure du libéralisme fut peut-être de triompher du socialisme, car sans contre-modèle, ses failles sont désormais clairement visibles, notamment pour les jeunes générations qui n’ont aucun souvenir des privations et des horreurs du socialisme (pénuries, Goulag). Ce que ces générations voient, c’est l’inégalité de la répartition des richesses, la brutalité des délocalisations, et une société où seule la consommation semble être le but commun, nourrissant un altermondialisme en quête de « meilleur ».
L’ouvrage établit une distinction fondamentale : le terme « libéralisme » ne peut plus être employé indifféremment avec « capitalisme » comme il l’était il y a trente ans. Le capitalisme mondialisé, guidé par la recherche du profit et la propriété privée, a changé de nature, devenant plus violent, brutal et déséquilibré, ayant supprimé ses digues. Là où le libéralisme luttait contre les monopoles, le capitalisme mondial est en train de les reconstituer. Ce capitalisme mondialisé et dérégulé prospère sur l’absence de règles homogènes, que ce soit en matière de droit du travail (travail des enfants contre 35 heures) ou de fiscalité (patron de PME contre optimisation d’un trust mondial).
Ce basculement fait que l’enjeu n’est plus la défense de la libre entreprise contre les Soviétiques, mais la place que le capitalisme mondial accorde à la libre entreprise, sacrifiant l’agriculteur soumis aux cours spéculatifs, le patron de PME face à la concurrence bas coût, ou l’artisan concurrencé par les travailleurs détachés. La seule réponse apportée à ces victimes est le « Adaptez-vous, » un discours jugé inacceptable face à des règles de jeu inégales (produire à 15 € de l’heure contre 2 € de l’heure).
📊 I. Macron, ou le Triomphe d’un Capitalisme Illibéral
L’ouvrage d’Olivier Marleix soutient qu’Emmanuel Macron n’est pas l’inventeur de ce système, mais en est le « serviteur zélé jusqu’au paroxysme », marquant le triomphe de ce capitalisme illibéral.
📉 1. Les Conséquences Sociales : Les Quarante Douloureuses (1973-2020)
Après les Trente Glorieuses (1949-1973), où la France connut un essor économique sans précédent, le pays est entré dans les « Quarante Douloureuses, » caractérisées par le chômage de masse et l’érosion du pouvoir d’achat. Le taux de chômage est resté autour de 10 % depuis les années 1980 (9 % sous Macron en moyenne), faisant de la France une « lanterne rouge » en Europe.
L’une des attentes fondamentales du peuple, historiquement, est la protection et la satisfaction des besoins d’une vie matérielle acceptable. La France de 2020 ne tient plus cette promesse individuelle : un emploi et un toit ne sont plus des évidences.
- Fracture Territoriale et Désindustrialisation : La désindustrialisation brutale (30 % d’emplois industriels perdus en trente ans) a détruit l’emploi dans des bassins de vie entiers, créant une fracture territoriale. Seules les métropoles s’en sortent, concentrant les emplois publics et les services, tandis que la mobilité géographique est difficile pour les employés modestes (vendre une maison, perdre la solidarité familiale).
- Érosion du Pouvoir d’Achat : L’acquisition d’un toit est de plus en plus difficile, la part du logement dans les dépenses des ménages ayant augmenté, exacerbée par la mondialisation du marché immobilier (investisseurs étrangers via Airbnb, faisant flamber les prix des grandes villes et repoussant les classes moyennes et populaires). De nouvelles dépenses (téléphonie mobile, Internet) pèsent lourdement, et le coût des services rend le travail insuffisant pour mener une vie normale (ex: facture d’entretien d’automobile à 2 000 € pour un salarié médian gagnant 1 700 €).
- L’Anomalie de la Redistribution : L’érosion du pouvoir d’achat (diminué de 1 120 € par an et par ménage entre 2011 et 2014) a provoqué la crise des Gilets jaunes. L’acte emblématique de la Macronie fut la suppression des impôts sur les revenus du capital (ISF, flat tax) financée par une augmentation de la CSG, y compris sur les petites retraites. L’auteur dénonce le cynisme de faire « les poches des Français » les plus modestes pour financer l’attractivité de la France pour les plus fortunés.
- Conséquences Politiques : Le non-respect de la promesse de progrès matériel est la première explication de l’explosion des votes populistes et de la perte d’espérance individuelle et collective.
🏛️ 2. La Perte de Souveraineté et la Crise Démocratique
Le mouvement des Gilets jaunes, bien que parti d’un ras-le-bol fiscal, a paradoxalement réclamé le RIC (Référendum d’initiative citoyenne), contestant ainsi le fonctionnement de la démocratie représentative. La perte de souveraineté de l’État-nation est un phénomène objectif, principalement au profit de l’Europe.
- L’Europe Supranationale : La construction européenne a déplacé le centre de pouvoir vers Bruxelles, ce qui « dévitalise » les démocraties nationales. Le citoyen ne retrouve pas au niveau européen le pouvoir perdu au niveau national, car ce pouvoir est lointain et abstrait.
- L’Emprise Juridique : Au-delà de l’Europe, les conventions internationales, comme la CEDH (Convention européenne des droits de l’homme), fragilisent le pouvoir national, leur jurisprudence s’imposant au Parlement français (Art. 55 de la Constitution). L’auteur note qu’Emmanuel Macron a même ratifié un protocole (Protocole 16) obligeant les hautes juridictions françaises à se soumettre à l’interprétation de la CEDH.
- Le Chaos de la Décentralisation : À l’intérieur du pays, la multiplication des niveaux de collectivités (communes, intercommunalités, départements, régions, souvent fusionnées arbitrairement) a rendu la carte administrative illisible et le lien fiscal incompréhensible. Cela crée une irresponsabilité entre élus et citoyens, où les inégalités territoriales se creusent.
- L’Impuissance du Politique : La multiplication des procédures de consultation (enquêtes, débats publics) et les recours administratifs ont rendu toute prise de décision publique extrêmement lente et complexe. L’exemple du renoncement à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes face à la pression de « quelques dizaines de zadistes » est édifiant, montrant une démocratie devenue un « vaste fouillis ».
- Le Péril Autoritaire : L’affaiblissement de l’État-nation remet en cause le cadre démocratique : 41 % des Français seraient prêts à confier le pays à un pouvoir autoritaire pour réformer. Les sondages révèlent que les Français croient que le pouvoir est détenu d’abord par les marchés financiers (54 %), puis à égalité par le Président et les grandes entreprises multinationales (49 % chacun).
💸 3. Le Capitalisme de Connivence et la Casse Industrielle
L’auteur dénonce une singularité du capitalisme sous Macron : l’étatisme en bas (dépense publique élevée) et le capitalisme de connivence en haut (favorisant les intérêts privés).
- La Montée des Liquidateurs : Le quinquennat Macron a marqué le triomphe de ce capitalisme illibéral, caractérisé par des méga fusions-acquisitions à un rythme inédit (Alstom, Alcatel, Lafarge, STX-France, Technip…). Ces opérations ont engendré des centaines de millions d’euros d’honoraires pour les cabinets de conseil, ce qui explique l’euphorie des milieux d’affaires pour Macron, surnommé le « Mozart de la finance ».
- Les Conflits d’Intérêts : La question centrale est « pour qui travaille vraiment Emmanuel Macron ? ». L’auteur cite plusieurs cas troublants où les intérêts publics et privés se mélangent :
- La vente d’Alstom Énergie à General Electric, organisée par une banque d’affaires qui fut l’employeur de Macron, dont les associés financèrent sa campagne.
- La nationalisation temporaire de STX-France (Chantiers de l’Atlantique), dont les motivations réelles sont remises en question par le lien entre le Secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, et le principal client (MSC, dont le propriétaire est le cousin de Kohler).
- La réforme des retraites, qui plafonnait le nouveau système et obligeait les hauts revenus à s’orienter vers des dispositifs d’épargne privée. Cette réforme créait un trou de 60 milliards d’euros pour la Sécurité sociale, mais répondait point par point aux sollicitations de BlackRock, principal gestionnaire d’actifs mondial.
- La Casse de l’Industrie Française : L’abandon de l’ambition industrielle, illustré par le fameux « L’État ne peut pas tout » de Lionel Jospin en 1999, fut assumé par une élite convaincue que la France devait devenir une « économie de services ». L’industrie est pourtant le moteur de l’économie, générant des gains de productivité et des emplois dans les services (un emploi industriel en entraîne un dans les services).
- Fragilités Structurelles : L’économie française souffre d’une forte concentration des entreprises (80 grandes sociétés réalisent 50 % du CA industriel) et d’un actionnariat très fractionné pour les grandes entreprises du CAC 40, qui les rend facilement « OPAables ». La France manque cruellement d’ETI (entreprises de taille intermédiaire) par rapport à l’Allemagne (où les 12 500 ETI sont le « moteur de l’économie »). La France est devenue un « pays capitaliste… sans capitalistes ».
🇪🇺 4. Le Citoyen Européen face au Travailleur Français
L’Union européenne, initialement créée pour redonner du poids aux États, est devenue le « cheval de Troie » de la mondialisation.
- Déséquilibres de l’Euro et de l’Élargissement : La libre circulation des biens, capitaux et services n’a pas été une réussite pour la France, dont la balance commerciale est déficitaire depuis 2000. L’élargissement de l’Union aux Pays d’Europe Centrale et Orientale (PECO), concomitant au passage à l’euro, a permis à des pays à bas coût de main-d’œuvre (SMIC slovaque à 380 € contre 1 500 € en France) d’attirer des pans entiers de l’industrie française (Peugeot, Faurecia, Whirpool).
- Conséquences Économiques : Une étude allemande (CEP) estime que la France aurait perdu 3 591 milliards d’euros entre 1999 et 2017 du fait de l’euro. L’euro a accentué les divergences, notamment l’inflation légèrement supérieure en France et la progression des coûts salariaux, que l’Allemagne a contenue par une politique de modération salariale. L’ajustement ne peut se faire que par une « dévaluation interne » (baisse des coûts de production/salaires).
- Dumping Social et Fiscal : Faute d’harmonisation sociale et fiscale, les États sont contraints d’être le « moins disant » social ou fiscal pour rester attractifs.
- Fiscalité : L’Union est le terrain de jeu de l’optimisation fiscale (GAFAM) via les « prix de transferts » et les régimes mère-fille, permettant de déplacer la base imposable vers les pays les plus avantageux. La France perdrait jusqu’à 30 % du produit potentiel de l’Impôt sur les Sociétés (IS).
- Marchés Publics : L’Europe oblige les États membres à ouvrir tous leurs marchés publics, contrairement aux États-Unis qui protègent 90 % de leurs marchés via le Buy American Act. Le manque de réciprocité dans les échanges internationaux fait de l’Europe l’ »idiot du village planétaire ».
🩹 5. La Protection Sociale, Pansement de la Mondialisation
L’idéologie dominante depuis les années 1980 consiste à accepter le marché mondial tout en compensant ses conséquences sociales violentes par la redistribution. Cette stratégie, défendue par des figures comme Alain Minc, a conduit à un cercle vicieux où les dépenses sociales s’alourdissent et plombent la compétitivité, financées par l’impôt ou la dette.
- La Dette comme Armistice : La dette publique, atteignant 100 % du PIB en 2019, est analysée comme le moyen de financer un « armistice des classes » (permettant à la population populaire de se soigner malgré le laminage sur le marché du travail).
- Un Système Intenable : La France, représentant moins de 1 % de la population mondiale et 5 % de la richesse, supporte 15 % de la dépense sociale mondiale, ce qui pose un problème de soutenabilité. Les taux d’intérêt négatifs ont permis à Macron d’aggraver le stock de la dette tout en allégeant sa charge, le dispensant de réformes profondes.
- Menace sur la Protection Sociale Universelle : L’auteur distingue la protection sociale (assurantielle : retraite, maladie, chômage, financée par cotisations) des aides sociales (subsistance : RSA, APL, financées par l’impôt). Le système de protection sociale universelle, qui ne recherche pas le profit (contrairement aux assureurs privés), est un « trésor national ».
- Les réformes Macron (retraites, chômage) ont eu pour effet d’accroître la « part de marché » du secteur de l’assurance et de la finance, en plafonnant le système public.
- Les Injustices de Subsistance : Les aides sociales (APL, RSA) créent des effets pervers. Le plafonnement des ressources fait que les salariés au SMIC se sentent discriminés, car gagner un peu plus de revenu les rend imposables tout en leur faisant perdre des aides essentielles. L’auteur constate que les assureurs privés et les lobbies financiers sont beaucoup moins intéressés par la gestion du RSA ou des APL, laissant volontiers à l’État la mission de « passer la serpillière sociale » pour les populations « non viables économiquement ».
💡 II. Le Projet : L’Urgence d’une Droite qui Protège
Emmanuel Macron incarne une « imposture politique », se proclamant « en même temps » de droite et de gauche, réalisant en réalité la synthèse d’un centre gauche converti à l’économie de marché et d’une frange libérale de la droite. Il représente la droite des villes, la « France heureuse » qui se dit réformatrice mais ne veut rien changer pour elle-même.
L’ouvrage appelle à renouer avec l’ADN de la droite française, qui est l’idée de protection.
🛡️ 1. L’ADN de la Droite : Ordre et Protection (Histoire et Valeurs)
L’histoire de la droite est plurielle, mais elle n’a connu le succès qu’en additionnant trois familles (légitimiste, orléaniste, bonapartiste) autour des valeurs d’ordre et de liberté.
- L’Ordre Économique et Social : L’ordre n’est pas seulement la sécurité physique, mais aussi l’ordre économique. La sécurité économique est l’obligation pour le pouvoir de garantir un environnement stable pour que le citoyen puisse vivre dignement du revenu de son travail et protéger la propriété.
- Le Colbertisme : La singularité de la droite française est l’héritage du colbertisme : un rôle d’impulsion de la puissance publique pour garantir l’unité nationale et l’indépendance économique (grandes manufactures, infrastructures). Le colbertisme n’est pas l’étatisme, mais la construction de « partenariats public-privé ».
- Protéger le Travail, pas Contre le Travail : La droite, inspirée par des figures comme Louis-Napoléon Bonaparte (Extinction du paupérisme) ou le comte de Chambord, protège le travail, car il est source de dignité et de liberté. Il s’agit d’assurer la sécurité économique face à la concurrence et aux désordres du marché.
🛠️ 2. Une Nouvelle Stratégie : Le Pacte Productif et le Pacte Social
Face à l’épuisement du modèle actuel, l’auteur propose un nouveau pacte productif et un nouveau pacte social :
🎯 Rétablir la Souveraineté Économique (L’État Stratège)
Il faut un État stratège, protecteur et régulateur face au capitalisme illibéral.
- Financement de l’Industrie : L’urgence est de consolider un capitalisme entrepreneurial français. Pour cela, il est crucial de réduire la fiscalité sur la transmission d’entreprise (urgemment se rapprocher des 5 % de nos voisins, au lieu de la fiscalité « confiscatoire » actuelle).
- Fonds Souverain Français : L’auteur propose de réunir l’ensemble des participations et actifs de l’État (APE, BPI France, etc., environ 300 milliards d’euros) dans un véritable fonds souverain français unique. Ce fonds, capable de mobiliser l’épargne abondante des Français, aurait pour mission de protéger le capital de nos multinationales et d’accompagner les PME/ETI dans les secteurs prioritaires.
- Souveraineté Énergétique et Industrielle : S’opposer au projet de scission d’EDF (« EDF bleu » pour le nucléaire endetté et « EDF vert » pour le rentable Enedis ouvert au marché) qui serait une « aberration ».
- Patriotisme Économique : Mieux défendre l’appareil productif par l’usage des critères environnementaux dans la commande publique pour avantager le « fabriqué en France ».
- Contrôle des Fusions-Acquisitions (IEF) : Il faut améliorer le dispositif d’Investissements Étrangers en France (IEF) pour imposer des conditions garantissant le maintien de l’outil de production, de l’effort de R&D et de la propriété des brevets sur le territoire. Il est nécessaire de contrôler rigoureusement ces engagements, car General Electric a piétiné ses promesses (supprimant 4 000 emplois au lieu d’en créer 1 000).
- Régulation Mondiale : L’État doit utiliser ses services pour lutter contre les distorsions de concurrence, mobiliser les instruments de défense commerciale (anti-dumping de l’OMC) et se battre pour un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières de l’Europe.
🤝 Vers un Nouveau Pacte Social (Le Travail Paie)
Il faut réarmer industriellement pour répondre à la question du pouvoir d’achat, car l’industrie rémunère mieux que les services.
- Réforme des Retraites et Santé : Consolider le système assurantiel. L’âge de la retraite est le bon paramètre pour la branche vieillesse : le porter à 64 ans résoudrait les problèmes de financement. En matière de santé, l’universalité de la Sécurité sociale doit être préservée, mais des réformes sont nécessaires dans le fonctionnement de l’hôpital public (fin de la lourdeur du statut de la fonction publique pour le personnel à venir).
- Mettre Fin à l’Effet Discriminant des Aides Sociales : Plafonner les revenus de subsistance (RSA, APL) à 80 % du SMIC est nécessaire pour redonner un sens au travail. Il faut également créer une « contrepartie travail » pour les personnes aptes à travailler, potentiellement sous forme d’emplois aidés dans les services publics (hôpitaux, écoles) qui en ont besoin.
- Économie de la Convivialité : Encourager l’économie non-monétaire, notamment en faisant appel aux 14 millions de retraités pour soutenir bénévolement l’Éducation nationale (répétition, tutorat), répondant à leur demande d’utilité sociale et créant de la fraternité.
🔚 Conclusion : Tourner la Page du Cycle Technocratique
Emmanuel Macron marque la clôture d’un cycle entamé en 1984 par François Mitterrand : la conversion de la gauche à l’économie de marché. Ce cycle a produit un « parfait cocktail d’« adaptations » au marché mondial » (réforme du travail, privatisation) et de « social-démocratie » (explosion de la dette, laisser-aller budgétaire), menant à une croissance atone et au chômage.
L’économie mondiale a besoin de régulation : fiscale, sur la circulation des capitaux, sociale et environnementale. Il faut refuser le délitement de la démocratie et l’éclatement de la société régie par les seules lois du marché.
L’auteur conclut en citant Georges Pompidou, qui affirmait que la République ne devait pas être celle des technocrates et des ingénieurs, mais celle des politiques. Les dirigeants doivent être ceux « pour qui les problèmes humains l’emportent sur tous les autres » et qui ont une connaissance concrète des difficultés des citoyens. Le devoir du président est « d’assurer à un peuple le maximum de bonheur ».
Pour écrire un nouveau chapitre, il faut tourner la page de cette « élite éclairée qui n’est rien d’autre que l’alliance de la technocratie et de la ploutocratie », et choisir des dirigeants dont le seul souci est le bonheur des Français et la grandeur de la France.
🔑 Concepts Clés SEO pour Google
- Capitalisme Illibéral : Système économique mondialisé, dérégulé et cynique, dont Macron est le « serviteur zélé ».
- Perte de Souveraineté : Affaiblissement de l’État-nation au profit de Bruxelles et des conventions internationales, exacerbé par une décentralisation chaotique.
- Capitalisme de Connivence : Confusion des intérêts publics et privés au sommet de l’État, favorisant les grandes fusions-acquisitions (Alstom, BlackRock).
- Défense de l’Industrie Française : Nécessité de renouer avec le Colbertisme et le volontarisme industriel (à l’opposé de la stratégie de la « start-up nation » mirage).
- Dumping Social et Fiscal Européen : Les élargissements et l’euro ont exposé les travailleurs français à une concurrence déloyale des pays à bas coûts, sans compensation par une Europe sociale.
- Droite qui Protège : Projet politique visant à rétablir l’ordre économique, le pacte social et le patriotisme industriel, fidèle à l’héritage gaullo-pompidolien.