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Les Complices du mal d’Omar Youssef Souleimane : Résumé et Analyse de l’Alliance Toxique entre l’Extrême Gauche et l’Islamisme 🤝🚩
Introduction : Le Chemin Épineux de l’Exil et la Naissance d’un Combat 🌍
L’ouvrage Les Complices du mal, écrit par Omar Youssef Souleimane, est une analyse tranchante de la montée de l’islamisme et de l’antisémitisme en France, articulée autour de l’expérience personnelle poignante de l’auteur, un réfugié syrien. Ce livre numérique, protégé par les lois sur le droit d’auteur, a été publié par les Éditions Plon en 2025.
L’auteur, qui a fui la dictature de Bachar al-Assad en 2012, explore comment la cause palestinienne est devenue un levier d’instrumentalisation politique et un point de convergence troublant entre l’extrême gauche française, notamment La France Insoumise (LFI), et les mouvements islamistes.
Le parcours de Souleimane révèle une enfance en Syrie et en Arabie saoudite profondément marquée par un discours anti-israélien et antisémite, où le mot « Juif » était une insulte courante. Il décrit comment, depuis l’enfance, il a été formé à voir l’« ennemi sioniste » partout.
L’agression qui a ravivé la flamme 🔥
Le point de départ de son engagement contre les islamistes et leurs complices est une agression antisémite qu’il a subie dans le métro parisien, une semaine après l’attentat de Charlie Hebdo. Un pickpocket lui a hurlé : « Je hais les Juifs, vous êtes des tueurs, des animaux, vous détestez les musulmans. Je vais te casser la gueule, je vais te tuer ».
Bien que n’étant pas juif, l’auteur s’est senti contraint de déclarer aux autres voyageurs : « Je ne suis pas juif, mais aujourd’hui je le suis ». Cet événement a ravivé en lui une « flamme ardente » alimentant son engagement contre les antisémites et leurs complices. Il rappelle que dans son monde d’origine (la Syrie), le mot Juif est une insulte et une défense courante consiste à dire : « Je ne suis pas juif » pour se dédouaner d’être un radin, un menteur, ou un arnaqueur.
En France, terre de liberté d’expression et des droits de l’homme, l’auteur a eu l’opportunité de réétudier le conflit israélo-palestinien de manière neutre, loin des idéologies de son enfance. Il raconte sa première rencontre avec une personne juive en France, un moment troublant où il ressentait « une vague de culpabilité ».
Résumé de l’Ouvrage : Les Racines du Discours Victimaire 🌳
L’ouvrage est structuré en quatre chapitres principaux, abordant successivement le discours victimaire, l’influence sur la jeunesse, l’antisémitisme sans réserve, et la critique de La France Insoumise.
Le Discours Victimaire et l’Histoire du Jihadisme 🛡️
L’un des fils conducteurs du livre est l’analyse du discours victimaire. Ce discours, omniprésent dans les manifestations pro-Palestine, présente le peuple palestinien comme victime d’oppression pour justifier la résistance armée.
Aux origines du jihadisme : L’Héritage des Frères musulmans
Le discours victimaire trouve ses racines historiques dans le mouvement des Frères musulmans, fondé en 1928 par Hassan al-Banna en Égypte. Après la chute de l’Empire ottoman en 1924, face à la domination étrangère et à l’émergence de partis laïques, Al-Banna a bâti son mouvement en utilisant une rhétorique axée sur :
- La perte de l’identité islamique.
- La colonisation par les « infidèles de l’Occident ».
- L’importance du sacrifice face à l’« injustice » absolue.
Al-Banna justifiait l’usage de la violence par la victimisation, comme en témoigne sa déclaration : « Si vous vous soulevez contre nous et vous opposez à notre appel, alors Dieu nous a permis de nous défendre, et vous serez les véritables insurgés injustes ».
L’organisation des Frères musulmans a joué un rôle essentiel dans le conflit israélo-arabe, envoyant des volontaires en Palestine dès 1935 pour participer au jihad contre les colonies juives. Il existait également une collaboration idéologique, notamment entre le mufti de Jérusalem Amin al-Husseini et le régime nazi entre 1941 et 1945, unis par le discours victimaire et la lutte contre l’Occident/les sionistes.
Le Hamas : Fils spirituel des Frères musulmans
Le mouvement terroriste Hamas, fondé en 1987 par Ahmed Yassine, est le fils des Frères musulmans et a hérité de cette même idéologie. Son discours se focalise sur la résistance des « musulmans fragiles » contre les « monstres juifs ». Ahmed Yassine affirmait que tout État fondé sur l’injustice et l’usurpation (faisant référence à Israël) est voué à la destruction.
Même les régimes autoritaires comme celui de Hafez al-Assad en Syrie ont adopté un discours victimaire, utilisant Israël comme un épouvantail pour justifier la dictature et masquer la répression interne. Le soutien à la cause palestinienne est ainsi devenu le lien idéologique entre les islamistes et certains acteurs politiques cherchant à gagner des voix dans les quartiers populaires.
L’Alliance Idéologique Contre-Nature : Chiites et Sunnites 🤝
L’auteur analyse également l’alliance paradoxale entre des mouvements sunnites comme le Hamas (issu des Frères musulmans) et des acteurs chiites comme le régime syrien et l’Iran.
- Syrie et Hamas : Hafez al-Assad, après sa rupture avec le Fatah, s’est allié au Hamas, malgré le conflit sanglant qu’il avait mené contre les Frères musulmans dans les années 1970 et 1980. Pour Assad, le Hamas servait à se présenter comme un résistant et à exercer un chantage contre Israël.
- Iran et Hamas : L’Iran, allié stratégique de la Syrie, a également soutenu le Hamas. Bien que sunnite, le Hamas a été financé par l’Iran, notamment après les accords d’Abraham. Le Guide Suprême iranien, Ali Khamenei, a accueilli Ahmed Yassine en 1998, affirmant que le Hamas était « l’honneur de l’islam » et un acteur clé dans la guerre entre « l’islam et l’infidélité ».
Cette alliance repose sur un pragmatisme centré sur l’ennemi commun : le sionisme. L’idéologie des Frères musulmans, qui ne reconnaît pas l’unité arabe mais vise à appliquer l’islam partout où il y a des musulmans (l’Oumma), est compatible avec le projet iranien de former un front contre les puissances occidentales.
LFI et la Complicité Toxique en France 🇫🇷
L’analyse de l’auteur se concentre sur l’alliance troublante entre l’extrême gauche française, en particulier LFI, et l’islamisme, une alliance qu’il trouve « hallucinante ». Au Proche-Orient, la gauche arabe est historiquement en conflit avec les islamistes en raison de leurs différences profondes sur la laïcité, les droits des femmes et la modernité.
Les Manifestations Pro-Palestine et le Renversement des Rôles 🎭
Le 7 octobre 2023, suite au massacre perpétré par le Hamas, LFI a adopté une position de « renversement des rôles ». Au lieu de condamner sans réserve l’attaque, Jean-Luc Mélenchon a décrit la violence comme une chose qui « ne produit et ne reproduit qu’elle-même », tandis que LFI parlait d’une « offensive armée de forces palestiniennes menée par le Hamas ».
Les manifestations en soutien à Gaza en France, souvent co-organisées par l’association Urgence Palestine, sont scrutées. Cette association utilise le triangle rouge renversé, symbole militaire du Hamas.
- Slogans et Symboles : L’auteur, contraint de se déguiser comme il le faisait à Damas en 2011 pour échapper aux services secrets syriens, constate que les extrémistes scandent les mêmes slogans qu’en Syrie : « À bas Israël ». Les députés LFI (Portes, Soudais, Boyard, Aubry, Mélenchon) sont régulièrement présents aux côtés des organisateurs, saluant la « résistance nationale ».
- Connexions Islamistes : Les manifestations mettent en lumière des figures controversées, telles qu’Omar Alsoumi (directeur d’Urgence Palestine, militant affilié au FPLP, organisation classée terroriste) et Elias d’Imzalène (prédicateur salafiste fiché S). Le garde du corps de Rima Hassan était également un militant d’Urgence Palestine, et l’équipe de sécurité comprenait un prédicateur et imam qui avait étudié auprès d’un imam expulsé pour apologie du jihad violent.
Le discours est caractérisé par une rhétorique agressive. Lors d’un rassemblement, Omar Alsoumi a même fait référence au nom donné par le Hamas aux massacres du 7 octobre : le « Déluge d’Al-Aqsa ».
Rima Hassan : Figure de la « Réfugiée » et l’Utopie de la Palestine Fantasmée ✨
La figure de Rima Hassan, candidate LFI aux élections européennes, est analysée comme une incarnation de cette stratégie politique. L’auteure la décrit comme se présentant comme « réfugiée » alors qu’elle a obtenu la nationalité française à 18 ans et a vécu en France plus longtemps qu’au Proche-Orient.
Hassan exploite le « droit de retour » des Palestiniens, une revendication qui cache l’objectif d’une Palestine s’étendant « du fleuve Jourdain à la Méditerranée », un slogan identique à celui du Hamas.
Son double standard est critiqué : alors qu’elle est restée silencieuse face aux massacres de civils alaouites en Syrie perpétrés par les islamistes, elle a immédiatement réagi à l’offensive israélienne à Gaza, mobilisant LFI pour des manifestations. Son ancienne amie, Mathilde Marchand, témoigne que Hassan était prête à « sacrifier ses amis, ses principes, son passé communiste, et à collaborer avec les islamistes pour sa Palestine fantasmée » afin d’être députée européenne.
La Jeunesse et l’Appel Anticolonialiste 🧑🎓
Le livre met en lumière comment le discours anticolonialiste de LFI trouve un écho chez les jeunes, notamment les étudiants de Sciences Po. Pour ces jeunes, souvent mus par la « culpabilité d’un passé colonial occidental », la cause palestinienne est la clé pour « décoloniser » le monde. Ils assimilent le conflit actuel aux luttes de libération en Algérie ou au Vietnam.
Cette atmosphère a conduit à des incidents antisémites et des violences sur les campus. LFI a nourri cet enthousiasme. Maxime Lots, étudiant à Sciences Po, raconte comment les manifestants scandaient « Le Hamas, c’est la libération » et utilisaient des symboles de violence, comme les mains rouges, référence aux meurtres de Juifs à Ramallah en 2002.
L’association entre l’Algérie et la Palestine est également un outil rhétorique puissant, notamment chez les jeunes d’origine algérienne. Des élus LFI comme Sébastien Delogu ont affirmé : « Je suis algérien » et Rima Hassan a voté contre une résolution demandant la libération de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, accusé d’être un « agent du sionisme ».
Analyse : Antisémitisme, Islamisme et Instrumentalisation Politique 🚩
L’auteur analyse comment LFI utilise stratégiquement un vocabulaire choc et une nouvelle hiérarchie sociale pour atteindre ses objectifs électoraux.
Le Vocabulaire de la Haine : Antisionisme, Antisémitisme et le « Génocide » 🗣️
L’utilisation du terme « génocide » par LFI est particulièrement dénoncée. LFI a été le premier parti en Occident à l’employer massivement après le 7 octobre 2023. L’auteur pointe un double standard troublant : LFI dénonce un prétendu génocide israélien, tout en ignorant les massacres du Hamas, un groupe qui appelle à l’anéantissement du peuple israélien.
Bien que la Cour internationale de justice (CIJ) ait reconnu un « risque réel et imminent » de génocide à Gaza, elle n’a jamais officiellement qualifié la guerre de génocide. L’avocate Caroline Valentin explique que l’insistance de LFI sur ce terme identitaire (génocide) vise à « rigidifier les oppositions en “bourreaux” et “victimes” » et à polariser le débat, servant ainsi une stratégie « révolutionnaire trotskiste ».
L’antisémitisme n’est plus seulement basé sur la race (comme la Shoah) mais est devenu « géopolitique », lié à la haine d’Israël.
- Antisionisme = Antisémitisme : Pour l’auteur et d’autres personnalités citées, l’appel à la destruction d’Israël, comme les anciens tweets de Rima Hassan (« Il n’y aura pas de solution à deux États »), est une manière déguisée d’être antisémite. La haine d’Israël nourrit la haine des Juifs de France.
- Codes Antisémites : Des figures LFI, comme David Guiraud, sont accusées d’utiliser des codes pour viser les Juifs sans prononcer le mot, en utilisant des expressions comme les « dragons célestes » (terme détourné d’un manga).
L’Invention de l’Intifada Pacifiste : Une Taqiya Politique 🤐
Le terme « intifada » est devenu central dans les manifestations LFI/Urgence Palestine. L’islamiste Elias d’Imzalène a été poursuivi pour incitation à la haine pour avoir appelé à l’« intifada à Paris ».
Lors de son procès, d’Imzalène a défendu l’idée que ce terme désigne un « soulèvement pacifique » compatible avec les valeurs de la République. L’auteur dénonce cette défense comme de la « taqiyya », un concept islamique de dissimulation de ses convictions en cas de danger. Historiquement, les deux Intifadas palestiniennes (1987-1993 et 2000-2005) ont été des périodes d’affrontements violents et meurtriers, utilisées par le Hamas pour développer ses armes et sa base populaire.
La lutte contre l’islamisme est une lutte difficile et solitaire en France, où ceux qui s’y engagent sont accusés par l’extrême gauche d’être des « traîtres » ou d’« extrême droite ».
La Gauche Halal : Un Intérêt Électoral Partagé 🗳️
L’ouvrage dénonce la « gauche halal », une nouvelle secte idéologique prête à défendre les principes de l’islam, même au détriment de la République.
L’engagement de Jean-Luc Mélenchon contre l’« islamophobie » (qu’il avait pourtant critiqué en 2015) et en faveur de la cause palestinienne est présenté comme une manœuvre de clientélisme électoral. En 2022, Mélenchon a obtenu des scores records dans les communes populaires à forte concentration de populations immigrées musulmanes (plus de 60 % à Saint-Denis, Trappes, Bobigny).
Des figures fréristes comme Hani Ramadan (petit-fils d’al-Banna, défendant la lapidation) et Vincent Souleymane (prédicateur salafo-frériste) ont appelé à voter Mélenchon, le considérant comme le « moins pire des candidats ».
Cette stratégie fait de LFI un potentiel « cheval de Troie pour les islamistes », ces derniers cherchant à s’infiltrer politiquement par des voies non musulmanes depuis la dissolution de plusieurs associations liées aux Frères musulmans en 2021. L’objectif idéologique des Frères musulmans en Europe est de diffuser l’islam par la « pénétration pacifique » et de former une communauté (Oumma) séparée de la société européenne.
L’Influence du Soft Power Frériste (Al Jazeera et Qatar) 📺
Le Qatar est identifié comme la « mère tendre » du Hamas, lui fournissant un soutien financier massif (des centaines de millions de dollars) et un refuge politique, notamment après que le Hamas a quitté Damas en 2012. Le Qatar utilise cette relation pour se positionner comme une puissance régionale.
Le bras médiatique du Qatar, Al Jazeera, et sa branche jeunesse, AJ+, sont au service de l’idéologie des Frères musulmans. Ces chaînes glorifient LFI et ses membres (Panot, Delogu, Hassan) comme des figures héroïques et dépeignent la France comme un pays « totalitaire » et « complice d’Israël ».
- Dénigrement de la Laïcité : AJ+ utilise un langage humoristique pour affaiblir la laïcité française, la dépeignant comme contraire à l’islam et aux musulmans, cherchant ainsi à convaincre les jeunes qu’ils en sont victimes.
- Promotion du Jihad : Le fondateur d’Al Jazeera, Yusuf al-Qaradâwî, un théoricien majeur des Frères musulmans, a publié des fatwas légitimant le jihad contre les Américains en Irak et qualifiant les attentats suicides au Proche-Orient de forme la plus « noble » du jihad.
Al-Qaradâwî a également été l’un des premiers à appeler au boycott des produits américains et israéliens (comme McDonald’s ou Carrefour), une tactique reprise par LFI et les manifestants.
Conclusion : Défendre la France Universaliste 🕊️
L’ouvrage d’Omar Youssef Souleimane s’achève sur un appel vibrant à la défense de la France universaliste face à la montée des extrémismes. L’auteur insiste sur le fait que la France lui a offert la liberté qu’il n’avait pas en Syrie.
Il souligne la solitude des militants laïques et démocrates, souvent pris en étau entre la gauche qui les accuse d’être des « traîtres » et les islamistes qui les menacent. Cette nouvelle hiérarchie communautariste de LFI, qui cherche à diviser les Français en opposant les « musulmans » victimes aux « Blancs privilégiés », est dénoncée comme la forme la plus pure du colonialisme paternaliste.
En conclusion, Les Complices du mal met en lumière les dangers de l’instrumentalisation des souffrances (passées et présentes) à des fins politiques. L’auteur, qui a fui un régime où l’identité était un crime, refuse de voir la France glisser vers un chaos où l’extrême gauche et l’extrême droite, par leur volonté de créer le clivage, deviennent complices. L’enjeu n’est pas seulement géopolitique (Israël/Palestine) ou historique (Syrie), mais réside dans la préservation de la laïcité et des droits de l’homme en France, seuls garants de la liberté.